Anthologie : Dieudonné dans le texte

Dernière mise à jour : vendredi 26 août 2011, 4 h 15.

 

Présentation
1/ Introduction : Le sionisme, sa nature, son pouvoir
2/ La diabolisation, le lynchage
3/ Les sionistes démasqués
4/ Les associations communautaires et antiracistes
5/ Le racisme et l’antisémitisme
6/ La compétition victimaire, stratégie sioniste
7/ La pornographie mémorielle et un de ses grands maîtres, BHL
8/ Le Code noir, les sionistes du CNC et les négriers juifs
9/ Les crimes modernes, aussi inhumains que par le passé
10/ Conspirationnisme et négationnisme
11/ Religion du mensonge et de la haine et religion de la vraie souffrance
12/ Les chevaliers contre les chiens, les rats et les sangsues
13/ L’éveil et la résistance antisioniste
14/ Humour, provocation, caricature et ironie
15/ Extraits de spectacles
Notes et références

 

      Les citations de Dieudonné qui suivent cette nécessaire présentation ne restituent pas exactement son entier message, qui a par ailleurs de bons côtés et un intérêt transparaissant même ici, furtivement. Elles sont choisies : ce sont des injures, des préjugés, des délires ou des mensonges (il est quelquefois difficile de faire la distinction) qui, ensemble, révèlent immanquablement son étrange communautarisme-qui-n’en-est-pas-un, sa fragilité psychique et surtout sa judéophobie aggravée mais souvent édulcorée pour devenir “sionophobie” (1) ; ce sont des exemples qui illustrent malheureusement des moments très fréquents dans son discours public (la plupart du temps sérieux et tenu hors d’une salle de spectacle). L’ordre chronologique qui, strictement respecté, aurait peut-être montré l’évolution et la radicalisation de ce discours devenu obsessionnel, m’a peu intéressé. Tous ces passages de tailles inégales (près de 190, plus qu’il n’en faut !) sont d’abord rangés par affinité, ordonnés avec le souci d’un enchaînement correct des divers sujets : quinze parties en tout, que j’ai titrées. Ne croyez pas qu’ils soient à ce point dénaturés une fois sortis de leur contexte et agencés avec les autres : il y a peut-être une part de subjectivité et d’erreur, mais je cherche à clarifier, pas à charger davantage ni à trahir leur auteur, dont je n’ai pas étudié l’idéologie sans méthode, sans enquête, sans critique des sources. Recherchez ce contexte si vous voulez et vous verrez qu’il ne change rien. Un peu obscures, les citations très courtes et très abruptes de la première partie (l’introduction) ont pourtant beaucoup de sens que la suite de ma liste ordonnée, dont elles ne sont qu’un avant-goût, devrait éclaircir. Si vous avez l’impression de lire les dangereux “Protocoles de Dieudonné”, c’est d’abord de sa faute, de celle de ses “conseillers” et de leur configuration mentale plutôt spéciale. Il est vrai que je suis responsable de la densité de ce texte et de sa mise en ligne…

      Même en vous méfiant du résultat et en appréciant prudemment la signification des extraits, vous serez servis ! Si, autrefois peu attentifs aux nombreuses déclarations de Dieudonné, vous pensiez que ses dérapages étaient limités, que ses provocations “humoristiques” étaient toujours pleines de bonnes intentions, qu’il était un interlocuteur valable dans un débat sur les droits de l’homme et la liberté d’expression, un anticommunautariste sincère et un intransigeant mais respectable critique de la politique israélienne, vous allez déchanter. Aujourd’hui, semble-t-il, aucune personnalité du “paysage audiovisuel français” ne lui arrive à la cheville : la quantité des propos dérangeants, le niveau d’hostilité, d’ignorance, de paranoïa et/ou de mauvaise foi sont tels que personne n’oserait prétendre qu’un malentendu ou qu’un ennemi est la cause principale des épreuves traversées par ce politicien fantaisiste, qui d’ailleurs se victimise sur tous les tons et accuse souvent les autres de ses propres défauts, avec emphase. Personne n’oserait… sauf quelqu’un qui abonde dans son (non-)sens. S’il fallait reproduire les phrases nauséabondes et sectaires que ses compagnons antisémites, parfois comme lui condamnés par les tribunaux, ont formulées devant lui sans qu’il sourcille, ou les excitations racistes, arrogantes et immatures de certains fans qui animent le plus dévoué de ses sites de soutien, “Les Ogres”, la liste s’allongerait considérablement et deviendrait réellement effrayante et écœurante. On se dit finalement que Dieudonné modère ses paroles en public : il choisit ses mots, du plus délicat au plus morbide, et les livre avec circonspection, au bon moment, au bon endroit. Quand il «s’interroge librement» et répétitivement sur les rumeurs les plus saugrenues, les plus impensables et les plus dégoutantes (les projets d’Israël pour éradiquer les Palestiniens et les Africains et dominer le reste de la planète économiquement, culturellement et psychologiquement, la manipulation par les Juifs sionistes de l’histoire des guerres, des crimes contre l’humanité,…), il sait que l’essentiel est de colporter, pas d’exprimer le fond de sa pensée, pour attaquer sans prendre trop de risques une fantasmatique conspiration (américano-)sioniste capable du pire. Mais il prend des risques quand il le faut, lançant alors des affirmations audacieuses. Ses appels à la «résistance» sont également risqués, car ambigus. Que tout cela puisse blesser des gens ou inciter de jeunes victimes de sa rhétorique et de ses amalgames à la haine des Juifs, ne l’émeut plus beaucoup aujourd’hui.

      La succession de ces morceaux de discours fait apparaître une idéologie déroutante où la critique du néocolonialisme se souillerait dans les slogans de la vieille extrême droite française et les diatribes du nouvel antisémitisme. «Ils» sont partout ou presque : l’humoriste explique que ses cibles sont responsables de ses malheurs et des malheurs du monde et qu’elles devront payer un jour ! Les stéréotypes antijuifs sont recyclés et complétés par une habile publicité faite au négationnisme. Certes, il arrive que Dieudonné soit dans le vrai et l’apaisement, mais ici les sophismes, les comparaisons injustifiées, les réécritures de l’histoire, les calomnies de personnalités (juives ou, selon le bonimenteur, d’une façon ou d’une autre soumises par le pouvoir «sioniste») et autres allégations qui déforment la réalité et pourraient altérer la moralité de personnes peu averties et influençables sont très présents, et comme ils ne sont que rarement commentés en notes, cette page, qui de toute façon doit être lue avec vigilance, n’est peut-être pas à mettre entre toutes les mains ! Vérifier et éventuellement réfuter tout ce qu’affirme ou laisse entendre un homme endoctriné qui voudrait entraîner les autres à sa suite, est un gros travail. J’espère que les articles de ce blog ainsi que des textes signés par des universitaires de toutes origines, de toutes confessions, de toutes tendances politiques, qu’ils soient historiens, sociologues, politologues, philosophes ou militants des droits de l’homme, des textes comme, par exemple, le fameux “Démons français” (“Déclaration des 24”) publié le 6 décembre 2005 dans Le Monde et reproduit sur le site de la LDH Toulon (2), vous aideront. Enfin, s’il vous plaît, ne riez pas trop entre amis de ce triste texte et utilisez-le, soit dans le cadre de vos études et de vos recherches, soit pour combattre, d’où qu’ils viennent, les mensonges, les haines, les racismes, et dénoncer les rares personnes, comme Dieudonné et ses nouveaux “amis”, qui usurpent avec une insolence inouïe ce combat. Vous pouvez aussi commenter, me dire mes quatre vérités ou m’aider à rendre cette page plus complète, plus objective, plus utile.

 

1/ Introduction : Le sionisme, sa nature, son pouvoir

« Je pense qu’aujourd’hui, nous sommes esclaves d’un groupe d’individus qui ont le pouvoir (et ce ne sont pas les juifs), ce sont les sionistes : un groupe guidé par une idéologie diabolique. » (Explication entre Dieudonné et Pierre Tévanian, texte de lesogres.info, 14 juillet 2005)

« Je ne prononce pas le mot juif. Après mes différents procès, j’ai compris qu’il pouvait y avoir interprétation sur ce mot alors que sur sioniste, il n’y a pas d’interprétation possible. [...] Pour moi, le raciste contre qui on se bat tous ensemble, qui prend le soin de ne pas dire musulmans mais islamistes, tant mieux : ça veut dire que, lui, il commence à être dressé. Même s’il pense “arabe”, s’il dit “islamiste”, je préfère. Intellectuellement, il se sent obligé de réduire. » (Explication entre Dieudonné et Pierre Tévanian, texte de lesogres.info, 14 juillet 2005)

« Pour moi, le sionisme, c’est le sida du judaïsme. » (3) (Interview pour le quotidien algérien L’Expression, 19 février 2005)

« Le sionisme divise l’humanité pour régner. Il essaie de régner en nous soulevant les uns contre les autres. Ils ont organisé toutes les guerres et tous les désordres de la planète. Ils ont été impliqués dans la traite négrière. » (Interview pour la chaîne iranienne Press TV, 7 avril 2010)

« Idéologiquement, le sionisme est un projet colonial raciste qui applique un programme d’épuration ethnique. Et l’Afrique du Sud a constitué un bon terrain d’entraînement pour l’organiser en Palestine. » (Olivier Mukuna, Dieudonné : Entretien à cœur ouvert, éditions EPO, 2004, page 41)

« Moi, je vous dis que le sionisme aujourd’hui c’est l’expression nue de ce pouvoir. Ils sont rentrés dans une spirale et aujourd’hui ils nous disent : vous allez accepter cette domination. Le peuple palestinien, c’est ni plus ni moins que nous demain. » (Explication entre Dieudonné et Pierre Tévanian, texte de lesogres.info, 14 juillet 2005)

« Finkielkraut, si vous l’écoutez bien, il dit que l’heure est venue de l’accomplissement, c’est-à-dire : nous allons guider l’humanité. » (Explication entre Dieudonné et Pierre Tévanian, texte de lesogres.info, 14 juillet 2005)

« En France, la domination des sionistes est objective : ils possèdent des réseaux très puissants, presque plus qu’en Israël. » (Interview pour le quotidien suisse 24 heures, 10 décembre 2004)

« On parle beaucoup de New York, de Jérusalem, mais on peut beaucoup parler de Paris qui est une plate-forme extrêmement solide de la politique sioniste dans le monde. Et si le projet d’installer une domination de la vision sioniste sur la planète existe bien, je crois que Paris en serait la capitale, et c’est pour cela qu’autour de moi s’est cristallisée une dimension hystérique de guerre. » (Interview pour le quotidien algérien L’Écho d’Oran, 20 février 2005)

« La France est dirigée par les sionistes, qui essaient d’éradiquer tout ce qui n’est pas dans leur intérêt. Ce sont des gens qui ont beaucoup de pouvoir, me semblent violents, sans aucun courage. Ils vous poignardent dans le dos et vous neutralisent économiquement. » (Interview pour la chaîne iranienne Press TV, 7 avril 2010)

« Mon expérience m’a emmené à me dire que le véritable danger, c’est la puissance sioniste dans ce pays : la capacité de maîtrise des médias et des politiques. Le non qui s’est exprimé contre la constitution, c’est un non aux médias français, un non à l’information, un non à ce qu’on nous raconte. Et pourtant, on n’a jamais autant vendu le oui. Aujourd’hui, les médias disent : “les politiques ont été désavoués”, alors que les politiques ne font que suivre les médias. C’est en ça que j’en viens à dire que la vraie vérole c’est le sionisme, parce que la puissance de feu de ce groupe à l’intérieur de la République est énorme. Ils seraient capables de recommunautariser la France, pour diviser pour mieux régner. » (Explication entre Dieudonné et Pierre Tévanian, texte de lesogres.info, 14 juillet 2005)

« Je citerai l’exemple du journal Libération qui a été racheté par le baron de Rothschild, et qui divulgue les infos qui l’intéressent et qui servent les projets de sa formation religieuse avec une haine particulière envers les Noirs et les Maghrébins. Il a le droit de le faire dans une démocratie et moi, je suis pour la liberté d’expression. » (Interview pour le quotidien algérien El Watan, 4 juin 2007)

« Je sais que, par exemple, les caricatures de Mahomet, c’est autorisé de le faire, dans la société. On l’a vu : tout le monde crie à la liberté d’expression. Critiquer la réalité des chambres à gaz, ça, c’est interdit, par exemple. Et là s’arrête la liberté d’expression en réalité. [...] Je ne donnerai pas mon avis puisque de toute façon c’est interdit de le faire. Par contre vous pouvez faire le Prophète avec une kalachnikov, faire ce que vous voulez, vous amuser… Et moi, c’est le “deux poids deux mesures” qui me dérange. » (Sirât Alizza rencontre Dieudonné, vidéo du mouvement Sirât Alizza, avril 2010)

« Tous ceux qui émettent des réserves sur la politique de l’État d’Israël sont accusés d’antisémitisme, ce n’est pas normal. [...] Les Juifs antisionistes n’ont jamais droit à la parole dans les médias dominants. » (Olivier Mukuna, Dieudonné : Entretien à cœur ouvert, éditions EPO, 2004, page 42)

« Beaucoup de gens ont compris que le sionisme était la forme de mensonge la plus évoluée, la plus structurée. » (Dieudonné : Confidences d’un gangster, entretien de Béatrice Pignède et Francesco Condemi, vidéo Clap 36, 30 avril 2010)

« L’islam est devenu certainement l’enjeu politique clair sur lequel le sionisme a envie de s’acharner depuis un certain temps. Donc il crée… On l’a vu à Drancy… Il y a une volonté de prise de contrôle de l’islam. [...] C’est un marché économique et puis c’est une force politique, on l’a vu avec les produits halal. Qui contrôle les produits halal ? Vous avez bien compris… Ce sont toujours les mêmes, et ce sont ceux qu’on ne peut pas nommer, systématiquement. C’est fatigant. » (Sirât Alizza rencontre Dieudonné, vidéo du mouvement Sirât Alizza, avril 2010)

« Je crois que la dernière institution républicaine, c’est l’appareil judiciaire. L’indépendance de la justice est garante aujourd’hui des dernières valeurs de la République, mais autrement le reste n’est plus dirigé au nom du peuple français. Ce sont des intérêts extérieurs : l’axe américano-sioniste est extrêmement présent dans les décisions dans ce pays. » (Interview pour toubab.fr, 18 novembre 2005)

 

2/ La diabolisation, le lynchage

« Je travaille pour un projet qui est la République. Je ne sais pas ce que c’est mais, en tout cas, si je n’y crois plus, c’est la guerre civile, donc j’y crois. Je ne veux pas donner de l’argent aux sionistes, à ce groupe qui domine le monde occidental. Moi, ils m’ont bien fait comprendre : tu l’as bien compris, Dieudonné, quand tu as sorti ton truc, on t’a tapé, on peut faire de toi le diable, nous avons tous les pouvoirs. » (Explication entre Dieudonné et Pierre Tévanian, texte de lesogres.info, 14 juillet 2005)

« Quand on m’invite à la télé, finalement, ce qu’il y a de plus croustillant, c’est toujours ce qui fait la polémique. Alors là, je pense que ça intéresse certaines personnes : “Mais alors, vraiment, est-ce que c’est un diable ?”, “Qu’est-ce qu’il faut faire ?”, “Est-ce qu’il faut tuer tous les Juifs ?” Parce qu’il y a des vrais antisémites qui se trompent, d’ailleurs, en venant voir mon spectacle : je n’en parle quasiment jamais. » (Des mots et débat, émission de la chaîne panafricaine Telesud, 17 juin 2010)

« Vous ne vérifiez pas vos sources, c’est un travail intellectuellement malhonnête ! [...] Vous foncez comme les autres dans une sorte de rumeur-poubelle qui dit : “Oh là ! C’est le diable ! Ce mec est mauvais.” » (4) (Explication entre Dieudonné et Pierre Tévanian, texte de lesogres.info, 14 juillet 2005)

« J’ai été victime d’un lynchage. Un lynchage particulièrement brutal de la part de la famille sioniste de France. [...] J’ai eu sur le dos toute la panoplie des sionistes. Ils ont répandu l’idée, en France et hors de France, que j’étais “antisémite”. Bernard-Henri Lévy en tête. Tout ceci vous montre qu’il y a en France un climat d’intolérance ; qu’il y a des gens qui peuvent peser de manière décisive pour orienter les décisions politiques. Il a suffi que ces gens disent : “Si vous n’interdisez pas le spectacle de Dieudonné, vous aurez à en payer le prix”. [...] Le journaliste Jean-Pierre Elkabbach avait, lui, carrément dit au micro d’Europe 1 : “On va vous le taper au porte-monnaie”. [...] Ces nervis, qui castagnaient les gens qui étaient venus à mon spectacle, répondaient, de toute évidence, aux incitations à la haine contre moi, l’ “ennemi” juré que Bernard-Henri Lévy avait au préalable désigné, livré à la vindicte de groupuscules sionistes. [...] Malgré l’odieux de leur critique, Bernard-Henri Lévy, et la bande d’islamophobes et négrophobes qui gravite autour de lui, ne m’ont pas “sorti de mes gonds”. Je suis serein. [...] Je suis père de trois enfants. Je me dois d’être digne d’eux. De pouvoir dire à mes enfants : voilà notre histoire ! Je veux la leur raconter sans haine, mais avec détermination. Je veux leur dire que Bernard-Henri Lévy, qui a voulu me priver de ce qui est ma raison d’exister, me ruiner, est l’enfant d’une famille qui a bâti son immense fortune sur le sol africain, sur l’exploitation éhontée des bois précieux d’Afrique. Et que, finalement, vu sous cet angle, tout ce qui m’est arrivé n’est qu’une suite logique. Un affrontement inéluctable que tout Africain doit assumer. Je me dois de prendre ma part de responsabilité dans la défense de mon peuple. [...] Au travers de ce lynchage j’ai vu les négriers à l’œuvre. Et cela est difficile à accepter. Je les ai vus revenir pour me taper dessus. Je parle de ces négriers qui autrefois déportaient mes ancêtres, les exploitaient, les violentaient sans vergogne. Je pense que ce sont les mêmes, exactement les mêmes. Pareils. Je n’ai jamais pensé une seconde qu’il y avait un complot contre moi. Non. Il y a eu, de la part d’une certaine intelligentsia, sioniste donc raciste, des appels à la haine pour me faire taire. » (5) (Interview accordée à Silvia Cattori, 25 novembre 2004)

« Suite à l’arrestation de ces quatre Israéliens qui m’ont frappé violemment en Martinique et qui ont passé un séjour houleux en prison, les mouvements ultra-sionistes ont eu besoin de vengeance. Vous connaissez un petit peu la technique de Tsahal, si vous voulez : un coup porté, c’est vingt coups rendus. » (Déclaration sur l’antenne de Beur FM, 28 mars 2005)

« Après mon fameux sketch du Zénith avec Robert Faurisson – vous vous souvenez de ce sketch, performance artistique historique, citée aux quatre coins du monde – la sentence, finalement, est tombée : pas de prison pour le bouffon – j’ai échappé de près aux chaînes – mais une lourde peine d’amende, 30 000 euros. [...] C’est vrai que c’est une somme, de quoi sauver d’une mort certaine plusieurs centaines de nourrissons bantous, mes frères, mes cousins, ma propre famille. On me demande à moi, le nègre bantou, de payer 30 000 euros, et j’en passe, pour la mémoire de la Shoah, [...] de commémorer, de participer – et c’est une somme énorme, évidemment – à la mémoire d’une autre communauté, d’une autre famille, qui, me semble-t-il, n’est pas plus dans la misère que moi, bien au contraire, soyons très clair. C’est donc la stratégie de l’asphyxie financière qui aura été retenue par le tribunal, stratégie qui fut proposée lors des débats par les très pleurnichards commerçants de la Shoah, quelques obscènes marchands prêts à vendre leur dignité pour quelques petits billets. » (6) (Shoah Nanas, vidéo de labanlieuesexprime.org, 1er novembre 2009)

« Calixthe Beyala est en survie totale. Je crois que son manque évident de talent littéraire l’oblige à prendre position pour rester à la cour du pouvoir et profiter de quelques cocktails, champagne, foie gras à volonté,… Je pense qu’elle est devenue un porte-cafés. C’est quelqu’un de faible, dont le combat se résume à sa propre existence et à son propre intérêt financier. Je pense qu’elle a pu vendre quelques livres et participer à quelques émissions grâce au lynchage qu’elle a opéré sur ma personne. » (Interview pour toubab.fr, 18 novembre 2005)

« Je me suis heurté au lobby juif de France qui est un lobby extrêmement puissant, qui a fait sa démonstration de force, de toute sa puissance. Mais bon, moi j’ai pas voulu rentrer dans le débat : pourquoi les humoristes juifs eux aussi, n’ont pas de problème à faire les sketchs qu’ils font aujourd’hui et que moi, tout d’un coup, je serais devenu le symbole de l’antisémitisme et du racisme ? » (Des mots et débat, émission de la chaîne panafricaine Telesud, 17 juin 2010)

« Je crois que c’était un projet de solution finale en ce qui concerne mon existence médiatique. Ils ne peuvent pas me faire taire. Je ne crains rien. Je subis ce chantage pour m’être opposé au lobby sioniste. Ils ont voulu me frapper professionnellement et financièrement. [...] Je suis vraiment pour eux le diable. Ils ont déclenché une guerre nucléaire contre un moucheron. » (7) (Interview accordée à Silvia Cattori, 15 mai 2005)

« Je crois avoir démontré qu’il y avait aujourd’hui un sujet tabou et qu’il y avait un lobby extrêmement puissant en France, qui était capable de faire pression sur un préfet, sur des maires et sur un gouvernement. Et ça c’est absolument intolérable, il faut démanteler… » (Dieudonné à Grenoble, vidéo de labanlieuesexprime.org, 25 octobre 2009)

 

3/ Les sionistes démasqués

« Je crois que face à ce lobby raciste, il n’y a pas d’autres possibilités que de rentrer dans un rapport de force. Ils n’écoutent rien. Ils commencent à gangrener la politique. On le voit avec Sarkozy, qui est un pantin du sionisme. » (Interview pour le quotidien algérien L’Expression, 19 février 2005)

« Regardez le patron de l’UMP qui veut être président de la République : le premier voyage officiel qu’il fait, c’est en Israël. Il est allé, juste avant, chercher la béatification des sionistes new-yorkais. » (Explication entre Dieudonné et Pierre Tévanian, texte de lesogres.info, 14 juillet 2005)

« [Nicolas Sarkozy] est l’une des personnes les plus sionistes qu’il y ait jamais eu en France. [...] Le président a fait des déclarations contre les Noirs absolument insupportables. C’est un homme qui aime l’argent et le luxe qu’il apporte. Mais pousser à la déforestation et au massacre de la population… La déforestation est une forme de génocide, vu la façon dont elle détruit l’environnement où les gens vivent. Tandis que lui… Son ami Vincent Bolloré, qui représente la plus grande des entreprises françaises, pille l’Afrique, avec Sarkozy. » (Interview pour la chaîne iranienne Press TV, 7 avril 2010)

« Je suis un homme noir fier de ma couleur, mais me défiant de tout communautarisme, contrairement à Dominique Strauss-Kahn qui soutient les intérêts d’Israël. » (Meeting de la campagne des élections législatives à Sarcelles, propos rapporté par Le Parisien, 3 juin 2002)

« Dans une émission sur le service public, la TSR, le triste sire [Pascal] Bernheim, le riche producteur juif genevois, m’avait traité de nègre inculte. [...] Merci, monsieur le procureur, car votre courageuse décision [de classer l'affaire] me permet enfin de répondre – dans un contexte tout aussi humoristique, bien évidemment, que monsieur Bernheim – lui répondre ceci : le puissant lobby de youpins sionistes qu’il représente est voleur, raciste et menteur. J’ajoute que je l’emmerde profondément, lui et toute sa clique d’enculés. » (8) (Dieudo vs Bernheim, vidéo de labanlieuesexprime.org, 30 mai 2009)

« [Éric Zemmour] dit : “Les Noirs et les Arabes peuplent les prisons”. Oui, c’est vrai, pour des délits mineurs, mais les gros escrocs de la planète sont tous des Juifs : les Madoff… le Sentier, tout ça. [...] Quand je le vois face à une Noire en train de lui dire : “Moi j’suis blanc, toi t’es noire”, j’fais : mais Zemmour, tu serais représentant de la race aryenne maintenant ? Tous tes parents sont nés dans le Maghreb, vous avez trahi le Maghreb. Tu continues à le faire ! Tu es un Maghrébin, tu es la liaison entre l’Afrique noire et le monde blanc, tu ne représentes pas la Scandinavie. Tu me mens. Regarde ta gueule, on dirait un dromadaire. O.K., tu peux me traiter de singe, mais sois honnête avec moi, Zemmour. » (Sirât Alizza rencontre Dieudonné, vidéo du mouvement Sirât Alizza, avril 2010)

« [Les agresseurs de Saïd Bourarach] auraient été des victimes influençables d’une propagande, incités à la ratonnade par leur maître à penser, évidemment, le très autorisé Éric Zemmour, qu’on a vu à la télé, qu’on voit en permanence sur le service public, alors les gens y croient, les gens se disent : “Mais c’est donc vrai !” Ils ont aussi écouté la mise en garde de Thierry Lévy… Thierry Lévy, vous ne pouvez pas l’ignorer, le “cyclope des Carpates”, comme le surnomment ses collègues de la Kommandantur. [...] Nous avons entendu votre message, ne vous inquiétez pas, et nous l’avons bien compris, Thierry : “les coups”, les coups, pour tout ce qui ne te ressemble pas, hein ? Vous savez, le plus terrible dans cette affaire ne s’arrête pas là, il continue avec le traitement médiatique particulièrement injurieux auquel la victime devra faire face, un deuxième assassinat. La puissance du lobby juif fera taire toute réaction politique ou médiatique. Aucune trace de compassion de la part de nos gouvernants, aucun ministre au chevet de la famille, aucun soutien par personne, bien sûr. Seuls l’indifférence, le cynisme et l’indécence, qui trouveront même leur apogée avec la déclaration de monsieur [Gilles] Bernheim, grand rabbin de mes couilles, qui va aller dans une dépêche AFP jusqu’à laisser entendre que c’est Saïd qui a commencé à proférer des insultes antisémites ! Oh, putain ! Salaud ! » (23) (Libérez Fofana, vidéo de labanlieuesexprime.org, début avril 2010)

« Je pense que les gens sont allés chercher l’information que je voulais relayer qui est une condamnation des extrémistes de tous bords, ce qui était intolérable pour l’équipe à Fogiel, mais je crois que lui il était d’accord avec moi mais qu’il ne peut pas le dire parce que sa direction est proche des milieux extrémistes israéliens. » (Interview pour grioo.com, réponses aux questions des internautes, 13 janvier 2004)

« Je n’affirme rien, mais je constate que la société de M. Fogiel appartient à la société de M. Arthur, qui, lui-même, défile, à Paris, dans les manifestations de soutien à l’armée israélienne… Tout cela relève-t-il de la coïncidence ? » (Propos tenu au théâtre de la Main d’Or, rapporté par l’hebdomadaire L’Express, 19 janvier 2004)

« Il faut savoir qu’Arthur, avec sa société de production, finance de manière très active l’armée israélienne, cette même armée qui n’hésite pas à tuer des enfants palestiniens. Et je ne parle même pas des autres leaders de ce mouvement comme Patrick Bruel et j’en passe… » (9) (Interview pour le magazine The Source, janvier 2004)

« Patrick Bruel soutient activement l’armée israélienne, c’est quasiment un militaire israélien. Quand on bombarde le Sud-Liban et qu’on tue des enfants palestiniens, pour lui, c’est normal. Il a le complexe de supériorité de certains Israéliens, c’est-à-dire qu’il pense qu’il est un peuple supérieur. Donc il le dit de manière très sincère. Comment vous pouvez aimer une merde pareille ? [...] C’est un produit même de ce système politique ultra-sioniste, c’est un super militant. C’est-à-dire qu’il y a des soirées de soutien à l’armée de Tsahal et il en fait toujours partie, il soutient, il donne de l’argent. [...] Il sait aussi que je suis pour une justice dans cet endroit du monde et que je ne soutiens pas l’armée israélienne, et c’est normal qu’il se défende comme ça, c’est un joueur de poker, un menteur, qui joue et qui ment en public depuis toujours. » (Les Francs-tireurs, émission de la chaîne canadienne Télé-Québec, 29 novembre 2006)

« Patrick Bruel a eu un succès phénoménal et aujourd’hui, il ne pourrait même pas chanter dans une Bar Mitsva ! [...] J’imagine qu’un Noir qui se révolte, ça doit le déranger tout comme un Algérien qui parle de l’histoire de l’Algérie et qui lui rappelle de mauvais moments, puisqu’il est d’origine algérienne et il était du mauvais côté de la Révolution pendant la colonisation. » (Interview pour le quotidien algérien El Watan, 4 juin 2007)

« C’est quand même incroyable qu’on me coupe la parole sur le service public et que je suis sous tutelle, quelque part. C’est ce que je dis dans mon spectacle, c’est-à-dire que j’ai Bernard-Henri Lévy, Bénichou, Boujenah, tous les mouvements sionistes qui parlent à ma place. Leur projet sioniste, mais moi je m’en tartine le fion ! C’est pas mon projet. Eux veulent mettre un mur dans le désert, très bien ! Qu’ils fassent, qu’ils construisent des murs, qu’ils massacrent des Palestiniens ! » (Toiles nomades, émission de Beur TV, 13 mai 2004)

« Alain Finkielkraut est un collègue humoriste qui parle de philosophie, mais qui est avant tout un sculpteur de caca. Sa pensée l’amène à déclarer, par exemple, que “le peuple juif est fondamentalement sain”. Il possède ce fameux complexe de supériorité du Blanc qui a cette condescendance vis-à-vis du Nègre d’Afrique. Alain Finkielkraut n’a jamais évoqué le soutien d’Israël à l’apartheid en Afrique du Sud. Il ne parle pas non plus de l’apartheid que l’État d’Israël impose aujourd’hui au peuple palestinien ! La souffrance des Noirs ou des Palestiniens ne l’intéresse absolument pas. À ses yeux, il n’y a qu’une souffrance, celle des Blancs. Et au sein de celle-ci : la Shoah. » (Olivier Mukuna, Dieudonné : Entretien à cœur ouvert, éditions EPO, 2004, page 39)

« Les Bernard-Henri Lévy, les Alain Finkielkraut, Pierre Bénichou ou Michel Boujenah ont été endoctrinés trop jeunes. On ne peut plus rien pour eux. À présent, il faut penser à l’avenir et aux enfants. » (Olivier Mukuna, Dieudonné : Entretien à cœur ouvert, éditions EPO, 2004, page 49)

 

4/ Les associations communautaires et antiracistes

« Je pense qu’il y a un cancer aujourd’hui, c’est le communautarisme, qui est orchestré, organisé par une association comme le CRIF [Conseil représentatif des institutions juives de France] qui est une association ultra-communautaire. » (Déclaration sur l’antenne de Beur FM, 28 mars 2005)

« Au Front national, il y a plus de diversité qu’au CRIF. Il y a des gens de toutes les religions, de toutes les couleurs. Le Front national c’est déjà plus représentatif que le CRIF qui est la lame pure. [...] Je me suis battu contre le FN à Dreux. Eh bien ! c’était finalement plus démocratique que les sionistes. Les sionistes, ils perdent devant les tribunaux et ils viennent vous casser la gueule physiquement et, étonnamment, la police n’est pas là. Bizarrement, tu sens que tu es proche du pouvoir ; le FN, lui, ce n’est pas le pouvoir. Donc, je pense que, se battre contre le communautarisme en France, c’est se battre contre le sionisme qui est en train de communautariser la France parce que c’est son intérêt. Moi, comme je n’ai pas de communauté, je suis assez à l’aise pour vous en parler. » (Explication entre Dieudonné et Pierre Tévanian, texte de lesogres.info, 14 juillet 2005)

« Noir, ça n’est pas une communauté puisqu’il y a des gens de toutes les religions, de toutes les langues, qui viennent de tous les endroits du monde. Voilà ! C’est déjà le début du concept des nations unies et l’humanisme. Je suis un humaniste. » (Toiles nomades, émission de Beur TV, 13 mai 2004)

« Je pense que pour ceux qui me critiquent aujourd’hui il y a d’un côté le peuple élu et de l’autre les sous-hommes. Je pense qu’ils sont persuadés d’appartenir au peuple élu, ces gens-là. » (Interview pour grioo.com, réponses aux questions des internautes, 13 janvier 2004)

« Ils sont particulièrement vicieux. [...] Depuis l’affaire Polanski, qui était soutenu pleinement par le CRIF et puis ses responsables, on a bien compris qu’il y avait un “deux poids deux mesures”. Moi je n’ai jamais violé personne. J’ai fait un sketch qui n’a pas pu plaire au Grand Israël. J’en ai rien à foutre, moi, du Grand Israël. Je leur pisse dessus. » (Dieudonné à Grenoble, vidéo de labanlieuesexprime.org, 25 octobre 2009)

« Il y a le CRIF, cet organe aujourd’hui d’inquisition, [...] qui m’accuse maintenant parce que, évidemment, le CRIF, faut toujours leur lécher le cul, à cette équipe de malfrats, cette mafia qui est en train d’entraîner la République française dans la guerre civile, s’ils continuent à faire ça. » (Conférence de presse à Alger, 16 février 2005)

« Quand dix-sept ministres de la République baissent la tête au dîner du CRIF devant Cukierman, vous m’excusez, mais le CRIF n’est pas un chien de garde à ce moment-là. C’est plutôt lui le maître-chien. » (Explication entre Dieudonné et Pierre Tévanian, texte de lesogres.info, 14 juillet 2005)

« On est aujourd’hui dans une situation d’injustice et de mensonge qui nous met en danger. L’État se prosterne devant le communautarisme le plus effroyable, le plus virulent, le plus haineux : les dirigeants d’organisations juives sionistes donnent le ton. » (Interview accordée à Silvia Cattori, 12 mai 2005)

« C’est la même organisation. [...] Le CRIF, on va dire, c’est l’organisation mère. [...] C’est le CRIF, et puis les petites organisations satellites qui vont avec : la LICRA… le Betar, la LDJ, Tsahal… » (Dieudonné à Grenoble, vidéo de labanlieuesexprime.org, 25 octobre 2009)

« Le fait de se nommer “Ligue Contre le Racisme et l’Antisémitisme”, n’est-ce pas déjà dissocier les formes de racisme ? Un véritable sujet de discussion qui conduit à s’interroger sur les raisons de cette dissociation : n’est-elle pas un fondement même du racisme ? N’établit-elle pas un degré de gravité dans les formes de racisme ? » (Olivier Mukuna, Dieudonné : Entretien à cœur ouvert, éditions EPO, 2004, page 49)

« [La LICRA et d'autres] sont des associations mafieuses qui organisent la censure. Je pense que ce sont des organisations qui nient tous les concepts du racisme à part celui qui concerne les Juifs. En fait, ce ne sont que des officines israéliennes. » (Interview pour le quotidien régional L’Union, 25 avril 2009)

« [Les étudiants juifs de France] m’avaient déjà fait un procès, que j’ai gagné, et là ils reviennent. Ils doivent aimer ça parce qu’on va leur remettre au même endroit. Ils sont revenus parce qu’ils sont convaincus d’avoir trouvé un nouveau Mengele. Selon eux, Dieudonné M’bala M’bala serait une sorte de descendant de Goering, Eichmann et autres. Je pense que la paranoïa des extrémistes juifs de France touche à son terme. Quand on s’en prend à l’humour, quand on s’en prend aux humoristes, c’est qu’il n’y a plus de démocratie. » (10) (Interview pour grioo.com, 13 janvier 2004)

« Ce n’est pas SOS Racisme mais SOS Sionisme, c’est ça la réalité. À aucun moment SOS Racisme ne s’est intéressé à la cause des Noirs. [...] Tout le monde sait qu’ils ont instrumentalisé la lutte contre le racisme à des fins politiques, pour servir les intérêts de M. Julien Dray du Parti socialiste. M. Julien Dray qui s’est présenté comme le Monsieur anti-raciste de gauche. Eh ben, non ! M. Julien Dray est certainement quelqu’un qui veut lutter contre l’antisémitisme. C’est son droit, il est juif, il a le droit de se battre contre un racisme qui le préoccupe au premier lieu. Mais moi, ce n’est pas mon problème. Julien Dray, lui, il se bat contre une forme de racisme qui a été écartée du racisme mais moi je me bats contre le Racisme. Racisme contre les Blancs, les Noirs, les homosexuels, les Arabes… [...] Je pense que SOS Racisme est une imposture. Ils ont participé à la montée de la “négrophobie” et de l’ “islamophobie” en France. C’est un organisme politique, sioniste, qui gère les intérêts d’une petite communauté. » (Interview pour toubab.fr, 18 novembre 2005)

« [Harlem Désir est] à peine bon à laver la voiture de Julien Dray, qui l’a fort bien vidé de sa substance. [...] Tout juste si [Dominique Sopo] ne fait pas des galipettes pour amuser Dray. » (Propos rapportés par Anne-Sophie Mercier dans La vérité sur Dieudonné, Plon, 2005, page 78)

« SOS Racisme, comme les associations antiracistes qui ont été créées depuis lors, ont été détournées de leur but et se sont transformées en officines racistes. Elles ont fait la chasse à de faux “antisémites”. Tout cela a créé un très mauvais climat. » (Interview accordée à Silvia Cattori, 13 septembre 2005)

« Je crois que ces associations qui manipulent l’antiracisme à des fins politiques devraient être dissoutes dans les années à venir, au-delà même de leurs anciennes malversations financières. [...] La lutte contre le racisme, telle qu’actuellement conceptualisée, est une imposture totale. Le racisme ou l’antiracisme, cela revient finalement au même. Comme quoi, à force de tout vouloir démontrer, on finit par démontrer tout et son contraire ! » (Interview pour Le Choc du mois, deuxième série, n° 1, avril 2006)

 

5/ Le racisme et l’antisémitisme

« Les Noirs ne sont autorisés que dans quelques plages d’expression : le sport et l’humour… et on ne pourra jamais aller plus loin, avoir des responsabilités car les Noirs ne sont que des grands enfants, des clowns pour le Blanc esclavagiste, le capitaliste puissant ; il n’y a pas beaucoup de différence entre les patrons de TF1 et le Blanc qui gérait les plantations aux Caraïbes ; ils considèrent les Africains et les Antillais comme des gens de carnaval, de fête ; on ne parle que pour faire rire ; jamais nous ne pourrons être des hommes de pouvoir. » (Interview pour le quotidien France Soir, 21 mars 2000)

« Tous ces sionistes de la télé, je ne les connaissais pas avant. Jusqu’à présent, ils me prenaient pour un bon nègre. Et puis tout d’un coup, ils se sont réveillés. Ils m’ont traité de sale négro. [...] Nous sommes des sous-citoyens. Nous n’avons pas les mêmes droits que les sionistes. Eux dans une école, il suffit qu’un petit soit traité de sale juif pour que tout le monde se lève. » (Interview pour le quotidien algérien L’Expression, 19 février 2005)

« On brûle deux poubelles dans la rue Popincourt et ça fait la une des journaux. À côté de ça, vingt-deux Noirs périssent dans un hôtel en flammes et pas un ministre ne se déplace. » (Interview pour le quotidien France Soir, 11 mai 2005)

« La population juive, par exemple, n’aime pas que je dénonce certaines de leurs manipulations médiatiques. Quand ils se plaignent de racisme, il faut arrêter. Il n’y a pas d’antisémitisme en France. En tout cas, ils souffrent moins du racisme que les Blacks et les Rebeus. » (Interview pour le magazine The Source, janvier 2004)

« Ce ne sont pas trois cailloux sur une synagogue ou sur une maison. Le racisme, il est quand on va chercher du boulot et qu’on vous le refuse parce que vous êtes noir ou arabe : c’est ça, le racisme. Il y a beaucoup de gens qui s’étonnent : quand on est noir, pas besoin de le dire, ça se voit. Quand on est musulman, quelque part ça se ressent. Quand on est juif, ça ne se voit pas, on ne peut pas le savoir. Or, on ne peut pas le demander, sinon on est antisémite. » (Interview pour grioo.com, réponses aux questions des internautes, 13 janvier 2004)

« Avec la multiplication de ces campagnes qui accusent perpétuellement les gens d’antisémitisme on est dans l’irrationalité la plus totale. Ce n’est plus de l’ordre du débat et de la critique légitime. On est dans le mensonge absolu. Ce terme, lié au nazisme, a été tellement galvaudé qu’il a perdu, de nos jours, tout son sens. Cela agite inutilement et empoisonne la vie des Français. L’antisémitisme ne veut plus rien dire aujourd’hui. Ne signifie plus rien du tout. Cela a existé. Mais le nazisme est terminé depuis soixante ans. S’il y a des racistes, tout le monde doit être mis sur un plan d’égalité. Accuser de racisme, cela pèse moins lourd qu’accuser d’antisémitisme. Or dans les deux cas il s’agit de racisme. Pourquoi cette hiérarchie ? Au nom d’un “antisémitisme” qui n’existe pas, quantité de gens sont mis au ban de la société. » (Interview accordée à Silvia Cattori, 25 novembre 2004)

« Ceux qui subissent le racisme, ce ne sont pas en premier lieu les Juifs, qui sont plutôt une communauté bien intégrée et qui financièrement – pour reprendre cette histoire de Dieu argent – est particulièrement bien préservée. » (Conférence de presse à Alger, 16 février 2005)

« Ceux qui vivent le racisme en France, ce sont plutôt les communautés arabe et noire. La plus pauvre, la plus discriminée. Ce sont les sionistes qui organisent ça. » (Interview pour le quotidien algérien L’Expression, 19 février 2005)

« Le CRIF est une organisation raciste, clairement, qui soutient les frappes sur Gaza. Y a une véritable islamophobie, un véritable racisme qui s’exprime à travers ce genre d’association. » (Dieudonné à Grenoble, vidéo de labanlieuesexprime.org, 25 octobre 2009)

« Moi je veux bien qu’on discute avec M. Cukierman. Quel est son projet ? Organiser une vaste ratonnade contre les Noirs et les Arabes ? Non mais, si c’est ça, son véritable projet, diviser la France pour… pour je ne sais pas quoi ! Pour servir les intérêts d’un autre pays… » (Déclaration sur l’antenne de Beur FM, 28 mars 2005)

« C’est un lobby extrêmement raciste. Peut-être que ça date du temps de la déportation des Noirs. Vous savez que 80 % des commerçants d’esclaves étaient juifs. Peut-être un vieil instinct, de vieilles habitudes qu’ils ont eu du mal à maîtriser, à contrôler. Je l’ai vu il y a peu de temps, j’ai fait une émission encore sur France 3, j’étais face à un Thierry Lévy hystérique, haineux. De cette haine qu’ils voient chez les autres en permanence mais en fait qu’ils ne cessent de développer. Leur agressivité représente bien cette paranoïa en fait. » (11) (Des mots et débat, émission de la chaîne panafricaine Telesud, 17 juin 2010)

« Quand j’entends Askolovitch, cette haine de l’Iran et des Iraniens qui est visible sur son visage, un visage de haine, d’agressivité, de barbarie même ! Il dit que celui qui pourrait parler en de bons termes de la personne de Dieudonné est un homme fou. [...] Je pense que l’antisémitisme est une chose condamnable, mais la haine du non-juif est une chose encore plus répandue et très dangereuse, et on le voit aujourd’hui, et il s’en fait l’écho. Systématiquement, il y aurait un complot des antisémites dans le monde. J’ai envie de lui dire : calme-toi, je n’ai pas l’intention de te déporter, déjà j’ai pas le temps, Askolovitch, et puis surtout je n’en ai jamais émis le projet, je n’ai jamais dit : “Tiens, on va déporter Askolovitch !” Donc détends-toi, calme-toi, souffle, et lâche-nous parce que tu nous emmerdes. » (Sakineh et la peine de mort, vidéo de labanlieuesexprime.org, 12 septembre 2010)

« Il y a effectivement un racisme anti-goy qui est en train de se développer chez les sionistes, qui est de nature à rassembler, je le vois, les Blancs, les Noirs, les Jaunes, les Arabes… et c’est ce qu’ils sont en train de provoquer. » (Déclaration sur l’antenne de Beur FM, 28 mars 2005)

« Je crois qu’il y a plus de jeunes de confession juive qui affichent la haine de l’Arabe que l’inverse. Les Arabes et les musulmans sont ceux qui sont les vraies victimes de discrimination en France. Ils sont considérés comme des citoyens de seconde classe. Mais de cela nul ne s’en préoccupe. Des Noirs, n’en parlons même pas. Les Noirs n’ont droit à rien. La souffrance des nègres ne compte pas. Nous sommes considérés comme des singes. » (Interview accordée à Silvia Cattori, 25 novembre 2004)

« Le gouvernement Sharon est une dictature. Dans ce genre de dictature la situation des Noirs n’est jamais enviable. [Les Falashas] m’ont même dit qu’en Israël il est peut-être préférable d’être arabe que noir ! Quand vous savez comment ils considèrent les Arabes, comme des moins que rien… Je pense qu’on a affaire à un racisme ethnique fort. [...] Je ne peux pas être un nègre-alibi, je dois dire les choses, c’est ce que je fais, et ça m’attire pas mal d’ennuis, et comme nous ne représentons pas, nous la diaspora africaine, un lobby assez puissant, on se fait éliminer. » (12) (Interview pour grioo.com, 13 janvier 2004)

 

6/ La compétition victimaire, stratégie sioniste

« Je pense que les Noirs font toujours peur. Il existe toujours un lobby très puissant qui a le monopole de la souffrance humaine et qui ne nous reconnaît absolument aucune existence ! Je le vois particulièrement dans les médias. Lorsque j’ai commencé ma carrière avec Élie, qui est d’obédience juive, j’ai pu constater que cette communauté est particulièrement frileuse par rapport à la souffrance. Il y a une unicité de la souffrance juive qui fait qu’on n’a pas le droit, nous, de revendiquer quoi que ce soit. Les descendants juifs continuent à être indemnisés par rapport à ce qui s’est passé durant la Shoah. Nous, les Noirs, n’avons jamais rien eu à cause de certains Juifs qui refusent que notre souffrance soit mise au même niveau que la leur ! » (Interview pour blackmap.com, octobre 2002)

« En France, on commémore uniquement une souffrance qui concerne la Shoah. Les autres souffrances de l’humanité dues à l’injustice ne sont jamais évoquées. Par exemple, l’esclavage dans les colonies françaises, la guerre d’Algérie et de nombreux autres événements ne sont jamais mentionnés. Le lobby sioniste impose une compétition de forces inégales, une hiérarchie dans la souffrance des différentes communautés, ce qui est absolument obscène. Mais cela n’est pas surprenant, venant d’un type de personnes dotées d’un caractère immoral ou injuste, vulgaires et médiocres sur le plan philosophique. Mais aujourd’hui, ils prennent la France en otage, et nous sommes entre les mains de ces ignares qui se sont eux-mêmes organisés et regroupés en mafia et dirigent le pays, qui mérite mieux, évidemment, que ses dirigeants aujourd’hui. » (Interview pour la chaîne iranienne Press TV, 7 avril 2010)

« Pas de compétition victimaire, pas de hiérarchisation comme le fait aujourd’hui le CRIF ou quelques négrophobes comme Alain Finkielkraut. Il ne faut pas entrer dans ce jeu-là. Je pense qu’ils ont cultivé le culte d’une unicité de la souffrance pour servir les intérêts de la politique israélienne. Ils ont nié le génocide noir, la Traite négrière. » (Interview pour toubab.fr, 18 novembre 2005)

« Les Noirs n’ont pas droit à une mémoire. Ils n’ont pas accès aux archives qui leur permettraient de déterminer qui sont les gens qui se sont enrichis en faisant commerce de leur chair. On est dans une période où les peuples demandent réparation. Les pays qui ont collaboré avec les nazis sont fortement mis sous pression par les enfants des victimes juives. Ils doivent payer réparation. Notre peuple a droit aussi à ce respect-là. On interdit aux Africains de consulter leurs archives. Comme on interdit aux Palestiniens de retourner sur leurs terres volées. » (Interview accordée à Silvia Cattori, 25 novembre 2004)

« Quand on me pointe du doigt moi, c’est toute l’Afrique, c’est tout le continent africain que les sionistes pointent du doigt, en disant : “Restez à votre place et ne parlez pas de votre souffrance.” C’est trop facile de dire : “C’est juste Dieudonné.” Mais à ce moment-là, quand Bernard-Henri Lévy parle au nom de toute la communauté juive, quand Bénichou parle au nom de toute la communauté juive, et appellent au boycott de mon spectacle, et me demandent dix mille euros à moi, à la communauté noire ! ils sont en train de jeter de l’huile sur le feu, ils veulent monter la communauté noire contre la communauté juive, ils vont y arriver s’ils continuent. Mais la communauté noire est une communauté pacifiste. Moi je me revendique des Luther King et des Mandela. Patience ! Mais à un moment donné il faut simplement nous donner la possibilité d’exister et de nous exprimer, et cet acharnement des sionistes à mon endroit aura des répercussions sur le terrain, et les répercussions, c’est que les Noirs commencent à être un petit peu nerveux de pas avoir accès à leur histoire, et que systématiquement il faut que ça passe par le grand rabbin Sitruk, comme on l’a vu avec l’affaire de Mel Gibson, où il a fallu que ça soit visionné par Sitruk pour savoir si ça doit passer. Non mais attendez, on croit rêver ! » (Toiles nomades, émission de Beur TV, 13 mai 2004)

« [La Shoah] est un drame insupportable, insurmontable pour beaucoup, mais c’est un drame parmi les autres dans la longue liste des crimes contre l’humanité. Je le dis comme Noir descendant d’esclaves, mais sans dire que mon peuple a plus souffert qu’un autre. [...] L’industrie esclavagiste en Afrique fut tout autant [un génocide à échelle industrielle]. On jetait des dizaines de milliers de Noirs par-dessus bord. Et aux États-Unis, les camps de concentration s’appelaient les réserves indiennes. » (Interview pour le quotidien suisse 24 heures, 10 décembre 2004)

« On a déporté sans aucune raison des hommes, des femmes, des Noirs. On les a mis dans des bateaux. On en a jeté la moitié… Et c’est des centaines de millions de personnes qui ont subi… Il n’y a pas de monopole de la souffrance. » (11) (Tout le monde en parle, émission de France 2, 11 décembre 2004)

« On peut parler d’un génocide algérien et j’espère qu’au même titre que les autres, il sera reconnu. » (Interview pour le quotidien algérien El Watan, 4 juin 2007)

« La République doit mettre au même niveau. Or aujourd’hui elle ne le fait pas, parce qu’elle est effectivement, à mon avis, sous des groupes de pression qui sont extrêmement nuisibles au projet républicain et à l’utopie républicaine. [...] On a d’un côté une souffrance sacralisée, qui est mise sur un piédestal. C’est quasiment devenu messianique, c’est-à-dire, il faut suivre, comme ça, les commémorations. Et de l’autre côté, des populations qui ont souffert et qui n’ont pas de leçons à recevoir de cette souffrance [...]. Je refuse que mes enfants, à l’école, je leur ai dit non, j’ai arraché les pages. Je leur ai dit : vous n’étudiez pas cette souffrance-là tant qu’il n’y aura pas les autres. » (Déclaration sur l’antenne de Beur FM, 28 mars 2005)

« J’ai simplement besoin, ne serait-ce que par rapport à mes enfants, de leur expliquer : voilà, tes ancêtres n’étaient pas forcément gaulois, tu es descendant d’esclaves et voilà comment les choses se sont passées. Et ça, ça nous est confisqué, par ce lobby sioniste qui cultive l’unicité de la souffrance. Il n’y a qu’eux qui ont souffert sur cette planète. La souffrance des Noirs, ça n’existe pas. » (Conférence de presse à Alger, 16 février 2005)

« Dans le livre L’Histoire de mon enfant, on dit que la Shoah est la plus grande tragédie de l’histoire de l’humanité. C’est faux. Ce n’est pas la plus grande tragédie de l’histoire de l’humanité. Si on commence à mettre des degrés, la traite négrière a duré plus longtemps, et a touché plus de monde. Par le nombre et par la durée, c’est un génocide qui a été plus important, et pourtant on n’en parle pas. J’étais prêt à monter le premier film sur le sujet avec un casting de rêve, et pourtant nous ne pouvons pas le faire aujourd’hui. » (Interview pour grioo.com, 13 janvier 2004)

« Je viens de terminer d’écrire une chanson, une petite chanson pour les enfants qui s’appelle Shoah Nanas, où j’essaie d’expliquer qu’il ne faut pas se laisser aller à cette hiérarchisation des souffrances parce que l’humanité tout entière a souffert. [...] C’est un moyen qui permettra aux enfants de danser et d’apprendre en même temps. » (13) (Interview pour la chaîne iranienne Press TV, 7 avril 2010)

 

7/ La pornographie mémorielle et un de ses grands maîtres, BHL

« C’est quand même amusant de voir à quel point le pouvoir sioniste en France va jusqu’à priver une partie de la population du devoir de la mémoire. En privant cette catégorie de gens, cela veut dire qu’ils classifient leurs souffrances et, là, personne n’est d’accord. Les Juifs ont souffert moins que les Noirs. On ne parle que des chambres à gaz mais les Noirs ont été jetés vivants à la mer. Ce n’est pas meilleur de mourir noyé avec son enfant. Une partie des Juifs se sont enrichis en vendant des enfants noirs sur les marchés. Aujourd’hui, il faut réhabiliter la vérité historique et arrêter cette manipulation dont les sionistes ont l’habitude. C’est de la pornographie mémorielle. » (Interview pour le quotidien algérien L’Écho d’Oran, 20 février 2005)

« Je pense que le lobby juif déteste les Noirs, vraiment ! Étant donné que le Noir dans l’inconscient collectif porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas, parce que c’est leur business ! Maintenant, il suffit de relever sa manche pour montrer son numéro et avoir droit à la reconnaissance. [...] Le président du Sénégal Wade a dit un jour : “Notre peuple ne fait pas la manche”. Je crois qu’il a raison, et c’est la grande différence avec un peuple qui a bradé l’Holocauste, qui a vendu la mort et la souffrance pour monter un pays et gagner de l’argent ! » (Interview pour blackmap.com, octobre 2002)

« J’ai beaucoup de respect pour les victimes juives ; celles-ci sont dignes par rapport à leurs souffrances. Par contre, ceux qui se sont excités sur moi, ce sont ceux qui n’ont jamais vécu la souffrance : les Bernard-Henri Lévy et autres arnaqueurs de la Shoah, qui ont réussi, grâce à cette pleurnicharde internationale, à amasser des milliards. » (Interview pour le quotidien algérien L’Écho d’Oran, 20 février 2005)

« On a l’impression aujourd’hui que les sionistes, BHL à leur tête – qui est un milliardaire philosophe, un escroc qui a fait fortune dans les bois précieux africains –, se permettent de me donner des leçons de morale en me traitant d’antisémite. » (5) (Interview pour le quotidien algérien L’Expression, 19 février 2005)

« On ne peut pas être sioniste et de gauche. C’est aussi paradoxal que ce pseudo-statut de BHL, “philosophe écrivain”, qui n’est pas plus philosophe que moi. C’est aussi un comique, mais il n’a pas de nez rouge. Il soutient comme beaucoup de “penseurs” un mensonge politique monstre, assis sur une énorme escroquerie qui se sert du drame de la Shoah, de la mort de pauvres gens, pour légitimer des actions fascistes et colonialistes depuis cinquante ans. » (Interview pour le quotidien suisse 24 heures, 10 décembre 2004)

« Bernard-Henri Lévy est un agent israélien, tout le monde le sait. » (Sakineh et la peine de mort, vidéo de labanlieuesexprime.org, 12 septembre 2010)

« Aujourd’hui, les sionistes ont une sorte d’impunité. On le voit avec l’arrogance, le mépris de Bernard-Henri Lévy [...] qui se permet, encore une fois, avec cette arrogance d’essayer de me faire pleurer sur leur souffrance. C’est la souffrance de l’humanité qui me fait pleurer. Pas la souffrance d’un petit groupe d’individus qui l’instrumentalise pour des fins extrêmement mercantiles. » (Interview pour le quotidien algérien L’Expression, 19 février 2005)

« BHL a mis au point une industrie de la souffrance, pour faire un max de fric. Plus ils en ont, plus ils en veulent. » (Propos rapporté par Anne-Sophie Mercier dans La vérité sur Dieudonné, Plon, 2005, page 32)

« Ils disent que les jeunes Maghrébins, comme les Debbouze, Zidane, sont les plus riches. Mais ils n’ont rien. Ils sont sévèrement contrôlés fiscalement. Ils ne gagnent rien. C’est zéro. Non seulement que Zizou mérite de gagner dix fois plus que ce qu’il gagne actuellement, mais il vaut aussi dix fois plus que les BHL. Bernard-Henri Lévy, c’est trois milliards d’euros qu’il a dans ses caisses. Vous vous rendez compte ! Et puis cet argent, c’est de la pornographie, parce qu’on se prostitue avec l’argent des victimes de la Shoah. On en fait un business. C’est obscène. » (Interview pour le quotidien algérien L’Expression, 19 février 2005)

« Moi, je parle aujourd’hui de “pornographie mémorielle”. Ça devient insupportable. Ça devient… “Overdose”, oui, et puis ça devient malsain, vraiment malsain. Je crois que cette parole-là, au sein d’une république et d’une démocratie, elle a le droit d’exister. Je comprends que certains qui ont vécu dans leur chair ont du mal à entendre ça. Mais ils doivent comprendre que moi aussi, c’est dans ma chair [...]. La population antillaise, elle est née du fruit du viol sur quatre cents ans, je ne sais pas si vous imaginez ! Donc chacun le porte encore et c’est extrêmement présent. » (Conférence de presse à Alger, 16 février 2005)

« Je pense qu’il y a une hypertrophie dans la communication sur la commémoration de la Shoah. Cela devient effectivement pornographique. » (Conférence de presse au théâtre de la Main d’Or, 19 février 2005)

« Je trouvais regrettable l’instrumentalisation politique de la souffrance pour servir des intérêts économiques ou militaires. Je prenais l’exemple de la Shoah en disant : c’est un drame absolu sur lequel il n’y a rien à dire, mais l’instrumentalisation de ce drame à des fins autres que des fins commémoratives, et de souffrances, était obscène. » (Déclaration sur l’antenne de Beur FM, 28 mars 2005)

« Je citais une auteure israélienne, Idith Zertal, qui a sorti un livre formidable qui crée cette phrase pour provoquer chez l’autre, l’israélien je suppose puisqu’elle est israélienne : je pense que nous sommes malades, nous avons une hypertrophie du devoir de mémoire qui nie les souffrances des autres. Elle emploie l’expression “pornographie mémorielle” pour illustrer son propos, et je pense que c’est une excellente idée qu’elle a, parce que ça va titiller un sentiment fort, qui devient une névrose et qui doit s’ouvrir sur autre chose aujourd’hui. » (14) (Interview pour grioo.com, 19 février 2005)

 

8/ Le Code noir, les sionistes du CNC et les négriers juifs

« Tout a commencé avec ce projet de film sur le Code noir, sur la traite négrière. Tout a commencé comme ça. Je vais voir les autorités de mon pays, le CNC [centre national de la cinématographie], pour dire : “Bon, voilà, je voudrais faire ce film”. Et là on m’envoie un courrier. On me dit : “Non ! Ne faites pas un film”… Pourquoi ? Parce que c’est un sujet extrêmement délicat. 95 % des richesses aux Antilles appartiennent encore aux descendants d’esclavagistes. C’est un sujet difficile à ouvrir. Alors je leur dis : “Vous ne pouvez pas me dire ça. Vous avez financé tout un tas de films sur d’autres crimes contre l’humanité. Le mien a été déclaré comme crime contre l’humanité, vous ne pouvez pas me…” Et là, j’ai compris que j’étais face à une sorte d’unicité dans la souffrance, face à la République, qui m’a extrêmement dérangé. [...] C’est au point de départ, au synopsis, sur quelques lignes, juste sur le sujet, qu’on m’a dit : “Ce sujet n’est pas un sujet de film. Faites un documentaire”. J’ai dit : “Mais pourquoi pas un spectacle de marionnettes ?” » (13) (Tout le monde en parle, émission de France 2, 11 décembre 2004)

« C’est le point de vue et la ligne éditoriale de cet organe officiel qui, théoriquement, doit gérer l’intérêt de la collectivité et l’intérêt des citoyens et qui, malheureusement, est gangrené par ce réseau ultra-sioniste insupportable qui refuse l’accès simplement au devoir de mémoire des autres concitoyens. » (Interview pour hermaphrodite.fr, 9 janvier 2005)

« Quand je travaille pour faire un film sur la traite négrière et que les autorités sionistes – parce qu’aujourd’hui dans le cinéma ce sont les autorités sionistes – me répondent : ce n’est pas un sujet de film, [...] c’est une guerre qui est déclarée culturellement au monde noir. » (Conférence de presse à Alger, 16 février 2005)

« Les financiers ici ne veulent pas en entendre parler, comme il fallait s’y attendre ! Ils préfèrent sans doute soutenir un énième film sur la Shoah… En bref, ils nous “gonflent” encore avec Mein Kampf, car on ne peut même pas parler de notre propre histoire ! Ce monopole est vraiment emmerdant. » (Interview pour blackmap.com, octobre 2002)

« Le CNC a été pris en otage, par un groupe d’hommes et de femmes mal intentionnés qui ont financé pas moins de 200 films sur la mémoire juive et aucun sur la Traite négrière, ceci avec l’argent public. J’ai donc interpellé les pouvoirs publics sur ce fait, sans rentrer dans la compétition. Comment se fait-il que d’un côté on aide le devoir de mémoire légitime concernant ce drame absolu qu’a été l’Holocauste ; et de l’autre côté on nie et on fait obstruction, comme ce fut le cas de M. Kessler [ancien directeur du CNC] qui devrait forcément être intéressé personnellement, étant juif lui-même. Je crois qu’actuellement il existe un problème de repli communautaire grave. » (Interview pour toubab.fr, 18 novembre 2005)

« Ces neuf sionistes du CNC m’ont dit à moi, Dieudonné M’bala M’bala, que ma souffrance n’était pas un sujet alors que, d’un autre côté, ils vont financer avec l’argent public 150 films sur six ans d’histoire de l’humanité. Comment se fait-il que 400 ans et plusieurs centaines de millions de personnes ne les concernent pas ? Bien sûr, il y a une culpabilité de la part de la communauté juive puisqu’une partie de cette communauté s’est enrichie grassement de ce commerce triangulaire qui leur a permis de créer des banques, etc. » (11) (Interview pour le quotidien algérien L’Écho d’Oran, 20 février 2005)

« Il y a eu des juifs négriers, mais ça ! qui s’en sont foutu mais plein les fouilles avec le commerce des Noirs ! [...] C’est une communauté qui a particulièrement bien gagné sa vie, mais ce n’est pas la seule, les protestants, les chrétiens ont bien gagné leur vie. Mais la communauté juive, notamment aux États-Unis, avait quasiment le monopole sur les armateurs, les bateaux. Un certain monsieur Lopez, Abraham Lopez, il avait… Bon ! C’est l’histoire, c’est historique, c’est comme si vous… Y a pas de discussion ! [...] Le premier article du Code noir, c’est : “Nous interdisons le commerce aux juifs”. Mais pourquoi ? Parce que les juifs avaient ce commerce-là, avaient le monopole de ce commerce depuis longtemps et qu’il fallait introduire une dimension chrétienne, c’est-à-dire qu’il fallait arrêter de castrer les mâles, il fallait arrêter de jeter les enfants à l’eau. » (15) (Déclaration sur l’antenne de Beur FM, 28 mars 2005)

« Il faut savoir que 90 % des bateaux qui déportaient les Noirs d’Afrique vers les Antilles appartenaient à des Juifs, et la majorité des marchands d’esclaves étaient des Juifs. De toute évidence, aujourd’hui, les Juifs ne sont pas responsables de ce qui s’est passé, mais c’est une réalité, et c’est, par exemple, quelque chose dont nous ne sommes pas autorisés à parler. [... Des personnes] ont été enlevées d’Afrique, placées dans des bateaux et emmenées aux États-Unis ou aux Caraïbes pour travailler dans les champs, être vendues à des familles qui sont plus tard devenues les Rothschild et les Rockefeller. Jamais nous n’avons eu la chance de voir cette histoire, parce que le lobby très puissant qui domine le monde raconte l’histoire à l’aide d’un cinéma qui lui sert. C’est une propagande. » (16) (Interview pour la chaîne iranienne Press TV, 7 avril 2010)

« Il y a eu des combats communs et des associations entre Juifs et Noirs à travers l’histoire. Mais sur les marchés aux Antilles, il y a aussi eu des marchands juifs qui ont vendu ou acheté des hommes, des femmes et des enfants noirs. D’autres ont construit des bateaux plus larges afin de mettre plus de nègres dedans. C’est une réalité historique, la nier serait du révisionnisme. » (Olivier Mukuna, Dieudonné : Entretien à cœur ouvert, éditions EPO, 2004, page 50)

« À quel moment dans l’Histoire, un Noir d’Afrique s’est permis de persécuter les Juifs ? J’aimerais bien le savoir. Alors que le contraire est valable. Il existait des Juifs qui ont vendu des nègres dans les ports négriers. Ceux qui ont pratiqué ce commerce se sont fait des couilles en or. Ils en ont monté des banques. Or aucun Noir n’a aidé le gouvernement nazi à déporter les Juifs dans les camps de concentration. Ça n’a jamais existé. Me traiter d’antisémite, c’est quand même se foutre de la gueule du monde. » (Interview pour le quotidien algérien L’Expression, 19 février 2005)

 

9/ Les crimes modernes, aussi inhumains que par le passé

« Ce chantage à l’antisémitisme, cette peur des antisémites qui seraient partout dans le monde, essayant de tuer les Juifs… Non ! Aujourd’hui c’est l’inverse qui se passe : ce sont des Juifs qui tuent d’honnêtes gens. Et… Voilà, ils n’ont pas de leçons à donner au reste du monde, comme nous n’avons aucune leçon à leur donner. » (Des mots et débat, émission de la chaîne panafricaine Telesud, 17 juin 2010)

« Des Juifs – je ne dis pas tous les Juifs – des Juifs ont profité de la traite négrière, de la colonisation, des Juifs s’en sont foutu plein les fouilles avec la politique de l’apartheid et des Juifs souffrent d’un vrai problème négrophobe. » (17) (Conférence de presse au CAPE, Maison de la Radio, 2 juillet 2004)

« Il y a toujours pas mal d’agressivité, effectivement, de la part de certaines instances racistes très puissantes dans ce pays, que nous connaissons tous : des instances qui ont organisé le racisme en d’autres temps, l’esclavagisme même, et qui continuent à opérer avec des moyens considérables. Ce sont les négriers aujourd’hui reconvertis dans d’autres métiers qui agissent toujours de la même façon et qui m’empêchent de pouvoir m’exprimer à droite et à gauche. » (Accueil de Dieudonné au Centre Zahra, vidéo du Centre Zahra France, début août 2009)

« Les ligues juives insultaient les spectateurs, ils m’insultaient moi. Pire, ils ont commis un attentat. Que le CRIF ne condamne pas et excuse même ! Un homme a été arrêté, qui fait partie de ces mouvements d’extrême droite sionistes, racistes et xénophobes. “Sale nègre”, “les Juifs auront ta peau”, voilà le genre de slogans que j’ai entendus. Ce sont tous ces négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd’hui l’action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d’Ariel Sharon. Ceux qui m’attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des Noirs et l’esclavage. Ils m’accusent d’être antisémite. Ça n’a aucun sens, personne dans ma famille n’a servi dans la Wehrmacht. Mais c’est Israël qui a financé l’apartheid et ses projets de solution finale. » (Interview pour l’hebdomadaire Le Journal du dimanche, 8 février 2004)

« Il ne faut quand même pas oublier qu’Israël a soutenu le régime de l’Afrique du Sud jusqu’au dernier moment ! Ce sont eux qui ont financé l’armement là-bas, qui ont financé les milices assassinant des Noirs, comme ça, dans la rue. » (12) (Interview pour blackmap.com, octobre 2002)

« Les États-Unis et Israël refusent le droit international. Il fallait mettre le doigt sur la relation privilégiée entre Israël et l’Afrique du Sud : comment Israël qui s’est autoproclamé démocratie, au-dessus des autres, a collaboré avec cet État fasciste – il a formé les policiers – alors que tous les dictateurs du monde avaient respecté le blocus. Les gouvernements d’Israël doivent présenter des excuses au peuple noir d’Afrique pour ce crime contre l’humanité. [...] Israël avait organisé un projet de solution finale en Afrique du Sud. Israël doit rendre des comptes devant un tribunal international. » (Conférence de presse au CAPE, Maison de la Radio, 2 juillet 2004)

« J’appelle pas ça un pays, moi, j’appelle ça une mafia qui a pris un moment donné un lopin de terre et qui va partir à un moment ou à un autre. Alors ça ne concerne pas les Juifs innocents, évidemment, qui travaillent pour la mafia ou pas ! J’espère qu’ils vont se réveiller, ceux-là. » (Des mots et débat, émission de la chaîne panafricaine Telesud, 17 juin 2010)

« Je ne connais rien du conflit israélo-palestinien ? J’en connais suffisamment pour dire ce que je dis. L’armée israélienne, Tsahal, a déjà expulsé quatre millions de Palestiniens en dehors des frontières historiques de leur pays et tire sur des enfants tous les jours ! Les Palestiniens crèvent dans des camps de réfugiés [...]. Le judaïsme est aujourd’hui instrumentalisé comme un bouclier éthique du sionisme qui permet à une mafia, militaire et économique, d’avancer dans ses conquêtes territoriales. Nous ne pouvons pas rester silencieux face à la tragédie du peuple palestinien. Aujourd’hui, personne ne reproche au résistant Jean Moulin d’avoir tué ou fait tuer des Allemands avant d’être exécuté. Nous devons soutenir et respecter autant le combat actuel des Palestiniens que celui des Résistants français, hier, contre le nazisme allemand. » (18) (Olivier Mukuna, Dieudonné : Entretien à cœur ouvert, éditions EPO, 2004, pages 40 et 41)

« Le régime qui est actuellement au pouvoir en Israël n’a rien à envier, évidemment, à celui de la Waffen-SS. » (Des mots et débat, émission de la chaîne panafricaine Telesud, 17 juin 2010)

« La communauté arabe française réagit avec colère à ce qui se passe dans les territoires occupés parce que le sionisme s’est développé en Palestine. Si l’Ouganda avait été retenu au moment de décider de l’emplacement de l’État juif, le problème se poserait avec les Ougandais. La “mission divine” contenue dans le projet sioniste se double forcément d’un apartheid à l’encontre des peuples colonisés. » (Interview pour le quotidien suisse 24 heures, 10 décembre 2004)

« Les jeunes des banlieues connaissent très bien le problème et la situation [à Gaza], cela fait partie de leur culture. Il y a aussi la diabolisation du monde musulman, pour les rendre responsables de tout. Tout est histoire de manipulation pour faire passer ce génocide en simple acte de guerre. » (Interview pour le quotidien régional L’Union, 25 avril 2009)

« Faut pas oublier que les sionistes, qui sont très nombreux dans les médias français, ont encouragé la collaboration avec l’État d’apartheid d’Afrique du Sud. Donc le lynchage d’un Noir pour un sioniste, c’est presque intrinsèque à sa ligne politique, à sa ligne éditoriale. Donc moi, je ne fais qu’assumer et je l’assume pleinement. C’est-à-dire que rien ne s’arrangera jamais avec des gens qui prônent et qui collaborent avec l’apartheid, ce qui se passe aujourd’hui avec les Palestiniens et ce qui s’est passé hier en Afrique du Sud. Donc y a pas d’arrangement, y a pas d’accord possible avec des gens qui nous réduisent à l’état d’esclaves. » (Toiles nomades, émission de Beur TV, 13 mai 2004)

« Les Palestiniens vivent une injustice au quotidien, ce sont aujourd’hui les nègres du Moyen-Orient. Je suis issu de ces peuples qui ont souffert et qui souffrent. Il est normal qu’il y ait une solidarité. » (Interview pour le quotidien algérien El Watan, 4 juin 2007)

« [Wangari Maathai] est maître d’elle-même quand elle dit ça, elle n’est pas sous la menace, elle dit que le sida est une invention pour anéantir le peuple noir d’Afrique. C’est sa théorie. Bon, moi la seule chose que je dirais aujourd’hui : [...] 80 % des gens qui vont mourir de cette maladie sont noirs sur la planète, donc ça ne serait peut-être pas mal quand même de faire une étude sur les origines de cette maladie, mais complètement indépendante. » (19) (Tout le monde en parle, émission de France 2, 11 décembre 2004)

« Grâce à Mahmoud Ahmadinejad et bien d’autres, j’ai de l’espoir. Je me dis : bon, voilà, il y a quand même des gens de bonne volonté qui nous donnent de l’espoir. Parce que c’est vrai que quand on voit le comportement de l’OTAN, de l’Occident, des États-Unis, le pays du massacre, des assassins… Ils ont assassiné la moitié de la planète, ces gens-là ! » (Des mots et débat, émission de la chaîne panafricaine Telesud, 17 juin 2010)

 

10/ Conspirationnisme et négationnisme

« Les instances juives n’ont pas l’intention de laisser ternir leur réputation de “peuple élu” en reconnaissant la vérité historique ; ils préfèrent réécrire l’histoire. Des livres, comme celui de l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau, minimisent la traite négrière. Les articles de journalistes comme Askolovitch la nient. Or aujourd’hui, avec Internet, il n’est plus possible d’étouffer la vérité. » (20) (Interview accordée à Silvia Cattori, 13 septembre 2005)

« Je pense que la population noire de France va avoir enfin accès à une partie de son histoire qu’elle n’a jamais découverte, qui a été déformée à volonté, on l’a vu avec les faussaires de l’histoire que sont les Pétré-Grenouilleau et autres. [...] En dehors du programme nucléaire de l’Iran et de je-ne-sais-quel armement, il y a aussi l’arme culturelle, et je crois que l’Iran et son président, en tout cas, ont compris que sur ce terrain-là il était important de se réapproprier l’histoire, la véritable histoire, ce qui s’est passé, parce que depuis trop longtemps on nous ment, dans les bouquins d’histoire mais aussi au cinéma, on ne fait que stigmatiser les Russes, les Arabes… comme étant l’axe du mal. L’axe du mal pour nous, je crois, qui sommes ici et en Iran, nous sommes nombreux à le penser, c’est cet axe américano-sioniste qui organise des guerres, qui pille le monde depuis trop longtemps, qui a organisé l’esclavagisme sur cette planète, qui organise le colonialisme aujourd’hui encore. » (Conférence de presse organisée après un voyage en Iran, 28 novembre 2009)

« Ben Laden restera dans l’histoire, sa notoriété est internationale et indiscutable. Pour moi, c’est le personnage le plus important de l’histoire contemporaine. Il a réussi à changer les rapports de force. Il est seul contre la plus grande puissance du monde. Donc forcément cela impose le respect. Je préfère le charisme de Ben Laden à celui de George W. Bush. [... Bush est] le mal absolu. [...] Il serait capable de faire sauter ses propres tours pour gagner du pétrole. » (Interview pour le magazine L’Écho des Savanes, février 2002)

« J’ai toujours trouvé louche la version officielle de George Bush. Comme Bigard et bien d’autres. J’ai lu le livre de Meyssan. Il livre des faits troublants. » (Bruno Gaccio, Dieudonné M’bala M’bala, Peut-on tout dire ?, entretiens réalisés par Philippe Gavi et Robert Ménard, éditions Mordicus, 2010, page 79)

« C’est vrai que l’élection d’Obama a été un symbole extrêmement fort, comme le 11-Septembre d’ailleurs, une sorte d’écran de fumée pour oublier l’arnaque du 11-Septembre. Mais moi, je n’irai pas aussi loin que Bigard dans la mesure où, lui, il remet en cause de manière précise – “y a pas eu ça, y a pas eu ça”… Moi, c’est de manière globale, les États-Unis de manière générale qui sont une foutaise. » (Déclaration sur la chaîne panafricaine 3A Telesud, début décembre 2008)

« J’ai l’impression que cette imposture du 11-Septembre arrive à son terme, [...] à moins qu’un nouveau cataclysme du même genre arrive à Londres ou à Paris – il est possible d’envisager je-ne-sais-quoi – on ne pourra pas éviter un procès équitable sur le 11-Septembre avec la recherche des véritables responsables. [...] Il faudrait tuer trois-cents, quatre-cents personnes dans une capitale européenne, un attentat ou je ne sais pas – je ne peux pas leur écrire le scénario, c’est à eux de le faire. Mais je pense qu’il pourrait y avoir quelque chose, une sorte de contre-feu à cette recherche sur le 11-Septembre, sur tout un tas d’escroqueries de l’histoire qui ont été montées dans le seul intérêt de la création de l’État d’Israël, et la survie puisqu’il faut savoir que le 11-Septembre a quand même permis à Israël d’installer l’armée américaine en Irak. C’est “à qui a profité ce crime ?” » (Conférence de presse organisée après un voyage en Iran, 28 novembre 2009)

« Contrairement à l’Iran, la France ne dispose pas de ressources naturelles. Par conséquent, tout comme les États-Unis et Israël, elle doit obtenir les matières premières dont elle a besoin d’autres pays dans le monde. Pour organiser des guerres, pour organiser le 11-Septembre, pour pouvoir faire valoir la nécessité d’une guerre contre le terrorisme et aller faire la guerre en Afghanistan, et ouvrir des bases militaires en Irak, etc. La liste est longue. Les États-Unis sont en train de s’effondrer. Je connais un peu ce pays et je visite le Canada très souvent. Nous avons vu cela se produire avec le système de la bourse qui s’effondre, c’est un système injuste, où l’on ruine des gens. Un petit nombre de gens mènent à la ruine d’un pays et éliminent les emplois de nombreuses personnes. C’est un système sioniste. » (Interview pour la chaîne iranienne Press TV, 7 avril 2010)

« J’suis pas du tout concerné, moi, par la Seconde Guerre mondiale, par exemple, j’en ai rien à foutre, et je sais qu’on est très nombreux à en avoir rien à foutre. Je ne me sens pas concerné. Ce sont des trucs, c’est un petit conflit local, qui concerne des gens… Je sais pas ce qu’ils sont, qui a raison, qui a tort. Je n’ai aucune idée. Et je ne prends pas parti. » (Des mots et débat, émission de la chaîne panafricaine Telesud, 17 juin 2010)

« [Serge Thion] est négationniste, lui ? Je ne connais pas ses écrits. Je croyais que c’était Faurisson, le négationniste. Vous savez, en 2004, je me suis rendu à Auschwitz, sur l’invitation d’un rabbin. Je me suis dit : quelle monstruosité ! [...] Mais pourquoi ne pas organiser un débat, aussi insoutenable soit-il, inviter les négationnistes sur un plateau pour qu’ils expliquent à la face du monde comment ils peuvent nier un holocauste avéré plutôt que de les criminaliser ? » (21) (Bruno Gaccio, Dieudonné M’bala M’bala, Peut-on tout dire ?, entretiens réalisés par Philippe Gavi et Robert Ménard, éditions Mordicus, 2010, pages 77 et 78)

« [Robert Faurisson] qui s’est toujours battu avec beaucoup de sérieux pour sa cause, a accepté de se prêter au jeu, de monter sur une scène humoristique, de recevoir le titre de l’infréquentabilité : ça démontre qu’il a de la largeur d’esprit. [...] Vous me dites que mes provocations tournent toujours autour de la question juive ? Je ne le pense pas. Il s’agissait en l’occurrence d’un historien qui conteste l’existence de la traite négrière. » (Bruno Gaccio, Dieudonné M’bala M’bala, Peut-on tout dire ?, entretiens réalisés par Philippe Gavi et Robert Ménard, éditions Mordicus, 2010, pages 85 et 86)

« Le révisionnisme, c’est un mouvement de pensée que j’ignorais totalement il y a encore quelque temps, et c’est vrai que j’y suis arrivé… Enfin, j’ai pris contact avec ces pensées sur la contestation de Gorée, parce que je travaillais longtemps et là je me suis aperçu qu’il y a des gens qui contestaient ce haut-lieu de pèlerinage, et donc c’est par là que j’ai commencé à m’intéresser à cela. J’me dis : mais y a quand même une centaine de millions de personnes qui ont été touchées par ce commerce triangulaire, déportées, jetées à travers l’océan, et que l’on puisse contester cette chose, ça m’apparaissait comme… J’ai cherché à comprendre, et voilà, c’est comme ça que j’ai… Étant attaché à la liberté d’expression, je trouve important de les entendre parler, mais, oui, ça peut être parfois douloureux, ça, je l’entends. Difficile, quoi… Mais, lorsque l’on est issu culturellement de cette population descendante d’esclaves, bon, on est habitué aux humiliations. » (22) (Interview devant le Novotel de Besançon, vidéo de besancon.20minutes-blogs.fr, 17 mars 2009)

« Lorsque l’on parle de Robert Faurisson, on ne parle que des chambres à gaz. Comment se fait-il qu’on ne parle que des chambres à gaz lorsqu’on aborde le sujet du révisionnisme ? Y aurait un révisionnisme et un négationnisme autorisés, et un révisionnisme, et un négationnisme qui, lui, serait condamnable… Donc je trouve ça dommage, que la République nous prive de cette liberté, de cette égalité, en tout cas, devant les institutions républicaines. » (L’interview censurée, interview pour RTL en partie filmée puis rendue disponible sur videodrom.org début 2009)

 

11/ Religion du mensonge et de la haine et religion de la vraie souffrance

« Le racisme a été inventé par Abraham. “Le peuple élu”, c’est le début du racisme. Les musulmans aujourd’hui renvoient la réponse du berger à la bergère. Juifs et musulmans pour moi, ça n’existe pas. Donc antisémite n’existe pas parce que juif n’existe pas. Ce sont deux notions aussi stupides l’une que l’autre. Personne n’est juif ou alors tout le monde. Je ne comprends rien à cette histoire. Pour moi, les juifs, c’est une secte, une escroquerie. C’est une des plus graves parce que c’est la première. Certains musulmans prennent la même voie en ranimant des concepts comme “la guerre sainte”. » (3) (Interview pour le magazine Lyon Capitale, n° 360, 23 janvier 2002)

« J’ai le grand rabbin de France qui vient me dire : Saïd [Bourarach], finalement, est un raciste. [...] Pourquoi le grand rabbin de France est en guerre contre les Afro-Européens ? Pourquoi cette haine ? Je pense que l’histoire tout entière devrait plutôt le décider à plus de sagesse. Il a en plus de ça la fonction d’un homme de sagesse, il devrait prendre du recul et essayer… Non ! il est toujours dans cette haine systématique du non-juif. [...] Il y a dans cette communauté des gens qui haïssent profondément les peuples d’Afrique. Et j’aimerais quand même qu’à un moment donné on puisse le dire sans avoir le chantage à l’antisémitisme. » (23) (Sirât Alizza rencontre Dieudonné, vidéo du mouvement Sirât Alizza, avril 2010)

« Des gens se sont battus pour la séparation de l’Église et de l’État. Aujourd’hui, il y a une autre “Église” qui reste extrêmement puissante, jusqu’à organiser la censure et monopoliser la tribune médiatique dans ce pays. » (Olivier Mukuna, Dieudonné : Entretien à cœur ouvert, éditions EPO, 2004, page 47)

« [Le mouvement antisioniste] ne veut plus subir la domination d’un petit groupe de personnes qui se cache derrière l’Occident mais qui en réalité est un groupe américano-sioniste religieux, dont la religion est le sionisme, d’ailleurs, qui n’a rien à voir avec le judaïsme, faut être très clair ! » (Conférence de presse organisée après un voyage en Iran, 28 novembre 2009)

« En France, l’Holocauste, qui est devenu comme une religion dominante, a remplacé le Christ. Nous sommes obligés de nous soumettre à ce dogme, de prier pour lui quasiment chaque soir, de l’apprendre à nos enfants. C’est l’utilisation par les sionistes de cette souffrance des Juifs, qui ont évidemment souffert, mais bien sûr, pas plus que beaucoup d’autres dans l’histoire. » (Interview pour la chaîne iranienne Press TV, 7 avril 2010)

« Les petits problèmes qu’ils ont pu traverser ou rencontrer dans l’histoire, eh bien, ça devient tout d’un coup la sacralité, le Dieu absolu. [...] Je n’ai pas à apprendre en CM2 le nom des “nia nia nia j’ai mal au cul” ! » (Sirât Alizza rencontre Dieudonné, vidéo du mouvement Sirât Alizza, avril 2010)

« J’ai bien vu qu’aujourd’hui la sacralité, le Christ a été remplacé quelque part par la Shoah, et c’est la grande croyance à laquelle chacun doit adhérer, il y a des lois d’ailleurs qui vous impose de vous soumettre à cette souffrance ultime. » (Dieudonné à Grenoble, vidéo de labanlieuesexprime.org, 25 octobre 2009)

« J’ai été étonné qu’on se moque de la spiritualité africaine, en disant que les Africains n’ont pas de hautes inspirations prophétiques, messianiques, alors que moi je sais que la spiritualité africaine me suffit largement, et qu’elle suffira à mes enfants, et qu’on n’a pas besoin de se reconnaître dans des religions qui ne nous appartiennent pas. Que chacun se fabrique sa religion, c’est quelque chose que j’ai bien compris, là-bas on me l’a bien appris. » (Interview pour grioo.com, 13 janvier 2004)

« Je pense que ce peuple noir s’est créé en réaction à cette hostilité ambiante, j’ai grandi dans la chrétienté, c’est le chemin de croix du Christ, c’est-à-dire porter la folie jusqu’au bout pour l’humanité. Parce que si personne ne porte cette croix, qui va la porter ? » (Interview pour grioo.com, réponses aux questions des internautes, 13 janvier 2004)

« Je crois que, pour les Africains et les Antillais, être présents à mes côtés ce jour-là était une manière de se solidariser avec un des leurs à un moment où il se trouvait en difficulté. [...] Il y avait une forme de vie fervente dans ce rassemblement. Je me trouvais là en présence d’êtres qui portaient le fardeau d’une vie d’injustices qu’ils désiraient partager. J’ai réalisé que j’étais devenu pour eux une sorte de catalyseur. Qu’ils s’identifiaient à cette blessure du monde qui était mienne, qu’ils portaient en eux de longue date. [...] Je me devais d’être digne de l’espoir qu’ils mettaient en moi. Leur humanité, en cet instant de communication intense, je la porte toujours dans ma chair. [...] On aurait pu me taper et me cogner. Je n’aurais pas versé une larme. Je m’étais préparé au pire. Mais à l’inverse, à autant de reconnaissance et d’amour, je n’étais pas prêt. J’allais à ce rendez-vous pour me faire lyncher, comme on a toujours lynchés les nègres, et je me suis trouvé face à une foule de gens venus pour me dire combien ils m’aimaient. » (Interview accordée à Silvia Cattori, 25 novembre 2004)

« Loué soit Jésus, martyr de Palestine crucifié sur la Croix par le clou du sionisme et ressuscité d’entre les hommes pour devenir Lumière éternelle. Voyez : j’ai aussi une certaine culture. » (24) (Émission spéciale élections européennes 2009, vidéo de labanlieuesexprime.org, 22 juin 2009)

« [Mahmoud Ahmadinejad] est la seule voix de paix que l’on entend aujourd’hui dans le monde. Il est stigmatisé, il est montré du doigt comme étant le diable absolu. Mais souvenons-nous de Jésus-Christ. Là je parle à l’Occident chrétien. Souvenez-vous qu’il a été jusqu’à être crucifié, par les mêmes individus qui nous expliquent qu’il est le mal absolu. Eh bien, moi, j’écoute sa parole, je sais que dans son propre pays, Mahmoud Ahmadinejad et le Guide suprême Khamenei tentent de faire de la révolution une révolution planétaire, une révolution de libération de l’espèce humaine. [...] C’est quand même étonnant que Bernard Kouchner propose de se rendre à Téhéran… Pour quoi faire ? Puisque lui n’est pas l’ami de l’Iran et des Iraniens. Qu’est-ce qu’il va faire ? Leur dire que ce sont des abrutis comme il le fait depuis toujours, qu’Ahmadinejad est un dangereux tyran, l’incarnation d’Hitler ? Est-ce que c’est comme ça qu’on va aider raisonnablement Sakineh [Mohammadi Ashtiani] ? Non, bien évidemment, non ! Bernard Kouchner ne peut que mettre en danger la vie de Sakineh, Bernard Kouchner n’en a rien à foutre de Sakineh, Bernard Kouchner fait de la politique en se déplaçant, instrumentalise la vie de cette femme pour imposer ou préparer peut-être l’opinion publique internationale et française à une éventuelle intervention militaire en Iran. » (Sakineh et la peine de mort, vidéo de labanlieuesexprime.org, 12 septembre 2010)

« L’empire n’a jamais été aussi beau, aussi flamboyant qu’à la veille de son chaos, et là, aujourd’hui, on est dans l’excès, dans l’extrémisme fou, [...] le ridicule est en cravate, est entouré d’or et de dorures, et c’est formidable parce que c’est encore plus ridicule [...]. Il est loin le temps où le héros était un homme jugé sur un parcours, sur une souffrance. Les Mandela, les vingt-sept ans de prison, les Gandhi, la marche du sel, tous ces gens qui ont permis d’envisager un jour une justice internationale, un tribunal pénal international, aujourd’hui ça n’existe plus. Ils sont remplacés par Bernard Kouchner. C’est formidable, parce que pour un humoriste c’est merveilleux, c’est… le mensonge. On est dans une société… Je pense que le mensonge annonce le chaos imminent. » (Dieudonné : Confidences d’un gangster, entretien de Béatrice Pignède et Francesco Condemi, vidéo Clap 36, 30 avril 2010)

 

12/ Les chevaliers contre les chiens, les rats et les sangsues

« D’un seul coup, j’ai détrôné Jean-Marie Le Pen dans le rôle du grand méchant. J’avais tout pour devenir un chevalier Jedi mais j’ai mal tourné. Je suis devenu un seigneur Sith ! C’est moi le nouveau Dark Vador ! [...] Il est la vraie droite, je suis la vraie gauche. Le Nouvel Empire n’aime ni les uns, ni les autres. » (Interview pour Le Choc du mois, deuxième série, n° 1, avril 2006)

« On ne gardera de cette soirée que le moment où Robert Faurisson est monté sur scène… Non, c’est pas injuste, c’est la petite quenelle que j’ai glissée aux médias, si vous voulez. Vous m’amusez énormément et je sais, je connais la nourriture qu’il vous faut : il vous faut de la viande crue et sanguinolente. Et Robert Faurisson était formidable, il vous a permis de vous repaître pendant au moins une bonne semaine. » (L’interview censurée, interview pour RTL en partie filmée puis rendue disponible sur videodrom.org début 2009)

« Il faut être juif pour avoir la liberté d’expression en France, c’est tout… C’est une réalité, et dire le contraire, c’est avoir peur, mais on n’a plus peur ! Ils nous ont tout fait, ils nous ont traînés dans la boue, ils nous ont mis à l’état d’esclaves, ils nous ont colonisés… Qu’est-ce qu’on a peur, de quoi ? C’est fini ! Maintenant, de toute façon, la mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens. » (Sirât Alizza rencontre Dieudonné, vidéo du mouvement Sirât Alizza, avril 2010)

« On était dans le dix-neuvième arrondissement, on marchait, et puis, voilà, on s’est fait attaquer. [...] C’est Tsahal ! Oui, on n’est pas face à des chevaliers, il n’y a aucune loyauté, hein ! Ce sont des rats, qui combattent comme des rats. Donc, bon, ils sont… par nuées et puis ils arrivent, gnagnagna ! Et dès qu’il y a un petit morceau de fromage qui est un peu isolé, pour ainsi dire, de la motte, gnagnagna ! ils sont cinquante dessus. » (Agression contre la liste antisioniste, vidéo du Parti Anti-Sioniste, fin mai 2009)

« [Saïd Bourarach] a été abattu, rossé, mis à mort et finalement noyé par six jeunes barbares juifs, six jeunes intégristes surexcités animés par cette haine viscérale que nous connaissons bien : la haine du goy, la haine du non-juif, qui est très très présente en ce moment et qu’il faudra, j’espère, soigner un jour. Les “six rats du canal de l’Ourcq”, comme on les appelle aujourd’hui – ah oui ! c’est leur nom, “le gang des rats”, c’est comme ça que l’on parle à Bobigny – ont commis, ont signé la plus abjecte en réalité et la plus ignoble des agressions, de celles qui se commettent en meute, cette meute qui va commettre l’acte sur la personne isolée. C’est réellement, absolument à gerber. Contrairement au jeune Ilan Halimi, Saïd, lui, ne sera pas abandonné encore vivant sur les rails d’un chemin de fer. Non, il n’aura pas droit à ça, Saïd. Saïd n’aura pas droit à cette chance qu’a eu Ilan d’être accueilli et de mourir quand même dans les bras fraternels des secouristes. Non ! Saïd mourra seul, noyé dans l’eau glaciale du canal sous les yeux rouges de six gros rats. “Libérez Fofana”, oui, parce qu’on ne peut tolérer le “deux poids deux mesures”, messieurs les gouvernants. On doit imaginer un monde égalitaire. Parce que deux de ces rats ont été déjà libérés, on leur a pardonné. » (23) (Libérez Fofana, vidéo de labanlieuesexprime.org, début avril 2010)

« Il faut être un peu con, quand même, et pas très futé pour se laisser humilier de la sorte depuis si longtemps. Bref ! Où sont les fiers guerriers qui vont défendre notre dignité ? Nous ne le savons pas. » (Libérez Fofana, vidéo de labanlieuesexprime.org, début avril 2010)

« Même si l’autorité de l’ONU est trop souvent bafouée, principalement par les États-Unis et Israël, “l’axe glouton” américano-sioniste, même si ses représentants et ceux des autres puissances bouffent notre planète comme des rongeurs insatiables et que la répartition équitable des richesses est impossible à cause de cette boulimie de profits, je veux encore croire que le salut passe par les Nations unies. » (Olivier Mukuna, Dieudonné : Entretien à cœur ouvert, éditions EPO, 2004, pages 86 et 87)

« U.S.A. : Union des salopes en armes, poubelle de l’humanité dans laquelle pullulent les rats de la finance internationale. C’est pourtant dans ce marécage de mensonges, de vomi et de putrescence que le génie humain apparaît le plus fréquemment. C’est comme si le trou du cul d’une hyène vérolée parvenait parfois à chier des diamants. Michael Jackson fut l’un d’entre eux, le plus brillant d’ailleurs. Son destin tragique rejoint les légendes mystérieuses de ce pays : Marilyn Monroe, JFK, le 11-Septembre – que s’est-il passé ? quenelle ou pas quenelle ? on se sait pas. Au pays des mille et une arnaques, le business de la mort est roi. » (Émission spéciale Michael Jackson, première partie, vidéo de labanlieuesexprime.org, 26 juin 2009)

« Michael Jackson était l’incarnation vivante de la souffrance nègre. [...] Les mutilations qu’il s’infligeait étaient comme autant de scarifications qui illustrent le malaise nègre, l’humiliation, les brimades, les coups de fouet. Son visage était l’histoire du nègre moderne. Comme le disait justement le ministre Louis Farrakhan : “Dieu sifflotait à l’oreille de cet homme les rythmes qui touchent l’âme.” Chiotte ! c’est bien parlé, ça. L’industrie du disque a profité de lui et a tenté de le tuer. Ce ne sont pas mes paroles, ce sont les paroles de Michael Jackson en personne qui disait récemment dans un article : “Le lobby sioniste américain est comme une sangsue. Il m’a volé et tente aujourd’hui de me détruire.” Nous n’oublierons pas ce message, Michael Jackson, et nous irons de victoire en victoire, tu verras ! Inch Allah ! » (25) (Émission spéciale Michael Jackson, deuxième partie, vidéo de labanlieuesexprime.org, fin juin 2009)

« Partout les gens prennent conscience. Ils commencent à voir, à comprendre le lavement de cerveau qu’on nous a fait, que c’était de l’illusion. Les combattants doivent se réveiller, les combattants de la paix bien évidemment, ceux qui sont attachés à la justice. Nous nous sommes transformés en moutons, en chatons nourris d’illusions et de soumission. Aujourd’hui, le chaton devient un lion qui se retourne contre les sionistes. » (Interview pour la chaîne iranienne Press TV, 7 avril 2010)

 

13/ L’éveil et la résistance antisioniste

« Quand vous parlez du Hamas et du Hezbollah, vous pensez à des organisations extrémistes, à des terroristes, pas moi. » (Bruno Gaccio, Dieudonné M’bala M’bala, Peut-on tout dire ?, entretiens réalisés par Philippe Gavi et Robert Ménard, éditions Mordicus, 2010, page 82)

« Je déteste cette théorie d’un grand complot antisémite qui s’organise dans le monde. Je crois qu’il faut sortir de cette paranoïa, absolument, il faut sortir de cette théorie du complot. Il n’y a pas de complot antisémite sur la planète. » (Conférence de presse de la liste antisioniste pour les élections européennes, 24 avril 2009)

« À partir du moment où l’Iran disposera de la bombe atomique, et le Sénégal et le Cameroun, les rapports vont changer. Je le souhaite le plus vite possible. [...] Je pense que n’importe quel clochard, africain, indien, sera plus responsable pour gérer la bombe atomique que n’importe quelle personne en-cravatée du G8. Eux sont dans une logique suicidaire. » (Dieudonné : Confidences d’un gangster, entretien de Béatrice Pignède et Francesco Condemi, vidéo Clap 36, 30 avril 2010)

« Le clivage droite-gauche étant mort de sa belle mort – on l’a vu avec ce gouvernement Sarkozy –, eh bien, le nouveau clivage qui sera proposé, en tout cas aux Français, ce sera, voilà, un mouvement sioniste ou antisioniste. » (Conférence de presse de la liste antisioniste pour les élections européennes, 24 avril 2009)

« Nous sommes le seul clivage réellement existant, nous sommes le seul mouvement antisioniste face à une multitude de partis qui sont quand même essentiellement aujourd’hui gangrenés par le sionisme. [...] Nous sommes comme ces nègres des champs, enfermés, si vous voulez, et tout d’un coup il suffit qu’un, deux, trois imaginent pouvoir se libérer, et ils entraînent comme ça une véritable révolution. [...] Il suffit simplement qu’à un moment donné nous prenions conscience et nous désapprenions en nous toute cette charge, parce que ça commence à l’éducation, ça commence à l’école, la culpabilité, l’idée même d’être finalement un sous-citoyen et de se contenter de cette réalité. Alors moi, je vous le dis, ça n’est pas une réalité, évidemment, et nous pouvons nous libérer, et je crois qu’on est là pour vous le prouver, nous désobéissons à la pensée unique. » (Conférence de presse de la liste antisioniste pour les élections européennes, 8 mai 2009)

« Le discours de novembre 42 du général de Gaulle correspond tout à fait à la situation dans laquelle on se trouve : la France est occupée par le sionisme et il nous faut aujourd’hui nous battre. Qui va relever le drapeau français ? Eh bien, je pense que l’Iran peut nous aider, nous, résistants. Et là c’est un appel à tous les résistants dans tous les secteurs de cette économie, de notre société, dans toutes les couches sociales : réveillez-vous, ne subissez plus, réveillez-vous, battez-vous, battez-vous dans le champ légal, battez-vous contre des gens qui sont… contre le Malin, contre le mensonge, contre la haine, contre le CRIF, cet organe raciste qui organise la censure. » (Conférence de presse organisée après un voyage en Iran, 28 novembre 2009)

« La liberté de chaque individu est d’évoluer dans un univers de vérité. On ne peut pas vivre dans le mensonge. Ce serait une vie étouffante. La mort est préférable à une vie de rampants. L’histoire du peuple dont je suis issu – même si je ne suis pas communautaire et je rêve d’universalité et d’humanisme – a été travestie. Je veux simplement offrir à mes semblables un message de justice et leur dire : “Soyons conscients de nos droits”. » (Interview accordée à Silvia Cattori, 13 septembre 2005)

« Le public, enfin, aura la possibilité de choisir son cinéma : un cinéma aux ordres d’Israël ou un cinéma qui vient d’ailleurs. » (Conférence de presse organisée après un voyage en Iran, 28 novembre 2009)

« Il y a une industrie du cinéma qui va se développer, à partir de la France aussi, dans un axe qui est l’antisionisme. Nous allons faire ce premier film sur la traite négrière, raconter comment les choses se sont passées, donner une version de l’histoire que vous n’aurez pas de toute façon parce que Hollywood ne vous l’offrira jamais. Hollywood est le bras armé culturel de l’axe sioniste aujourd’hui. » (Conférence de presse organisée après un voyage en Iran, 28 novembre 2009)

« Hollywood continue à tenter de nous faire culpabiliser sur les drames de la Seconde Guerre mondiale, nous qui n’y avons pas pris part et qui n’avons absolument aucune espèce de responsabilité, même pas l’ombre d’une culpabilité à avoir. Arrêtez, moi je dis, chers internautes, de regarder la télévision, arrêtez de lire les journaux de la presse sioniste et puis rejoignez la résistance. Nous sommes en guerre, ne rêvez pas. C’est pas parce que vous dormez et que vous êtes assistés, que vous êtes… et vous avez un certain confort, vous pouvez encore manger. Jusqu’à quand ? On vous force maintenant à vous vacciner, à manger de la merde, à regarder des programmes de merde. Il ne tient qu’à vous, à un moment donné, de vous réveiller, de sortir de cela… Demain vous serez responsables si vous mourez noyés dans votre vomi, parce que c’est ce qui est en train de se passer. » (Conférence de presse organisée après un voyage en Iran, 28 novembre 2009)

« On est dans une phase terminale de la maladie, où elle est flamboyante, où elle est dans le mensonge le plus absolu. C’est, je pense, aujourd’hui le seul clivage intéressant, parce que tout y est, tout est là : le mensonge absolu, c’est-à-dire que l’origine même de ce projet est un mensonge, tout n’est que mensonge. [...] L’humanité ne guérira qu’à partir du moment où elle prendra conscience qu’elle est malade. Je pense qu’il y a pas mal d’individus qui ont cette conscience, et après, bon… nous accompagner ensemble vers la guérison – je fais partie de cette humanité. » (Dieudonné : Confidences d’un gangster, entretien de Béatrice Pignède et Francesco Condemi, vidéo Clap 36, 30 avril 2010)

« Quarante mille antisionistes déclarés ! Je ne contesterai même pas ce chiffre, ne dénoncerai même pas l’importance de la fraude, non… Une guenon trisomique le ferait sans peine. [...] Quarante mille citoyens éveillés au milieu de zombis anesthésiés. Nous sommes quarante mille métastases, mes amis, déclarées sur la radiographie électorale du cœur et des poumons du sionisme. » (Émission spéciale élections européennes 2009, vidéo de labanlieuesexprime.org, 22 juin 2009)

 

14/ Humour, provocation, caricature et ironie

« L’humour noir que je peux développer à travers mes spectacles, c’est de l’humour noir dans tous les sens du terme ! » (Interview pour blackmap.com, octobre 2002)

« Qui va fixer les limites du rire ? L’humoriste, dans une société, c’est le baromètre de la liberté d’expression. » (Interview pour toubab.fr, 18 novembre 2005)

« Quand j’ai tapé sur les religions, c’est vrai, je me suis aperçu que la communauté musulmane était une communauté qui avait un sens de l’humour assez important, beaucoup plus important que la communauté juive en France, qui n’a absolument aucun sens de l’humour. » (Sirât Alizza rencontre Dieudonné, vidéo du mouvement Sirât Alizza, avril 2010)

« Nous n’avons pas le choix, nous sommes condamnés à rigoler, parce que si nous voulions regarder les choses en face, autrement, c’est la guerre. » (Déclaration sur l’antenne de Beur FM, 28 mars 2005)

« Je n’ai pas soutenu Al-Qaida, je me suis défini comme la branche humoristique d’Al-Qaida. » (Bruno Gaccio, Dieudonné M’bala M’bala, Peut-on tout dire ?, entretiens réalisés par Philippe Gavi et Robert Ménard, éditions Mordicus, 2010, page 81)

« Je prends l’humour très au sérieux. » (Bruno Gaccio, Dieudonné M’bala M’bala, Peut-on tout dire ?, entretiens réalisés par Philippe Gavi et Robert Ménard, éditions Mordicus, 2010, page 83)

« C’est un problème fondamental pour l’humoriste : soit il déconne et n’est pas pris au sérieux, soit il est sérieux et il l’est beaucoup plus que les hommes politiques. Là, évidemment, ça ne passe plus ! » (Olivier Mukuna, Dieudonné : Entretien à cœur ouvert, éditions EPO, 2004, pages 88 et 89)

« Je provoque les gens qui ont le pouvoir dans ce pays. Et ça, j’arrêterai pas. On peut me faire confiance. Jusqu’à mon dernier souffle ici-bas, je leur glisserai ce que j’appelle un glissage de quenelles en règle. Et si je peux leur mettre une quenelle avec la jambe, croyez-moi bien… Et ils le savent d’ailleurs, ils me détestent. C’est vrai qu’ils me détestent. Et avec ce spectacle-là, je pense qu’ils vont demander mon incarcération. Je pense. Ils ont raison. Soit je serai incarcéré, soit ça sera le temps de faire les valises. » (Des mots et débat, émission de la chaîne panafricaine Telesud, 17 juin 2010)

« Nous reviendrons très très vite, messieurs les sionistes, comme un cancer après la chimio. Et vos mensonges n’y pourront rien, c’est la fin, vous devriez en profiter pour voyager, partir vendre vos salades aux portes d’autres contrées. Il est venu, je crois, le temps, le temps des valises. Hum ! “Quand nous chanterons le temps des valises, le gai rossignol, le merle moqueur seront tous en fête…” Quenelle ! » (Émission spéciale élections européennes 2009, vidéo de labanlieuesexprime.org, 22 juin 2009)

« La France, notre pays, patrie des droits de l’homme et du progrès social, toujours en avance sur son temps, vient de franchir une nouvelle étape en dépénalisant cette semaine les crimes racistes. [...] La loi va s’installer progressivement. Elle ne concernera dans un premier temps que les crimes commis contre les goyim, les Noirs, les Arabes, le Blanc chrétien, la merdasse. Les crimes contre les Juifs resteront, eux, passibles évidemment de la perpétuité incompressible, avec éventuellement torture, pourquoi pas, on peut tout imaginer… Ceci, évidemment, en rapport avec la Shoah, la souffrance de lumière. Shoah-nanas, Shoah-bricot, Shoah-touche à mon cul pour voir ce que ça donne. » (Libérez Fofana, vidéo de labanlieuesexprime.org, début avril 2010)

« La présence de Jamel Debbouze sur ce plateau est une provocation insupportable, un acte antisémite auquel il vous faudra répondre, monsieur Fogiel ! Je ne dis pas ça parce que je me suis récemment reconverti au fondamentalisme sioniste, enfin bon, pour des raisons qui me sont purement professionnelles… enfin, spirituelles… J’ai une petite chose à vous dire, d’ailleurs, j’encourage les jeunes gens qui nous regardent aujourd’hui dans les cités : convertissez-vous comme moi, essayez de vous ressaisir, rejoignez l’axe du bien, l’axe américano-sioniste – ça me paraît important, hein ! – qui vous offrira beaucoup de débouchés, beaucoup de bonheur, et surtout, le seul axe qui vous offrira la possibilité de vivre encore un peu, hein ! » (26) (On ne peut pas plaire à tout le monde, émission de France 3, 1er décembre 2003)

« Je suis heureux ce soir de recevoir sur ce plateau Maître Simon Krokfield. [...] Vous êtes président de cette honorable association des beaux-frères et belles-sœurs de déportés. Vous êtes également chevalier de la Légion d’honneur, décoré de la médaille de la reconnaissance éternelle par Nicolas Sarkozy en ce début d’année. [...] Vous avez été surtout connu pour votre œuvre indispensable et inégalée de la traque aux nazis. Je crois que c’est cette traque qui vous a fait rentrer dans l’histoire de France et l’histoire, certainement, de la planète, voire même de l’univers. Vous avez personnellement permis l’arrestation récemment – spectaculaire, d’ailleurs, arrestation – de Hans Müller, treize ans et demi, l’arrière-petit-fils de Goering – arrière-petit-cousin, on ne sait pas très bien, en tout cas par alliance – qui jouait au foot avec ses copains devant chez lui, que vous avez fait arrêter par le Mossad. Il est extradé et sera jugé en Israël à la fin du mois. [...] Dieudonné, dans cette mise en scène répugnante qui nous a donné envie de vomir à nous tous, fait donner ce prix, par un personnage – alors là, on n’est plus dans la plaisanterie, on n’est plus dans le sketch – par un personnage de Juif déporté, à Robert Faurisson. Non, mais attendez ! Je crois que là… Où sommes-nous ? J’ai envie de dire… Certains parlent de prison ferme. [...] Quel est l’objectif ? Pourquoi ? Blesser, continuer à blesser les éternels blessés ? [...] Monsieur Faurisson a été agressé plusieurs fois – Dieudonné aussi, avec ses enfants. Monsieur Faurisson a été laissé pour mort, quasiment ! [...] Quelque part, il l’a cherché. [...] Dieudonné a évoqué à un moment donné pour se défendre – je crois qu’il a été pris, un peu traqué comme un rat dans son terrier – il s’est dit : oui, mais alors pourquoi vous vous en prenez à monsieur Faurisson que quand il conteste les chambres à gaz et pas quand il conteste Gorée ? Peut-on contester Gorée, officiellement ? [...] C’est quand même vingt millions, plus de vingt millions de Noirs peut-être… d’Africains, oui… qui n’avaient, à l’époque, pas de réalité juridique, il faut le rappeler ! Ils n’étaient pas des êtres humains. » (Dieudonné avec Robert Faurisson, The Faurisson Case – La Vérité pour toujours, vidéo bonus du DVD du spectacle J’ai fait l’con, Bonnie Productions, 2009)

 

15/ Extraits de spectacles

« Moïse a posé les bases de l’humour, avec la très fameuse plaisanterie dont on parle encore : “Tu ne tueras point.” C’est génial, comme concept, c’est vrai. “Tu ne tueras point”, c’est génial. Bon, après, toute son équipe, bien sûr, ils ont inventé la bombe atomique, parce que ce sont des farceurs, les gars. Aujourd’hui ils bombardent des bergers palestiniens à coups de F16. » (Extrait de Cocorico, Bonnie Productions, 2002)

« Je m’excuse, ô Peuple élu. Pardonne à la bête que je suis les offenses proférées, mais je n’ai pas d’âme, je ne suis qu’une bête, mes paroles ne sont qu’un grognement instinctif, ça n’a aucun sens. Je me soumets à ta grandeur, ô Peuple élu parmi les peuples. Pardonne à la bête ! Mes respects ! Merci de m’avoir épargné ! D’accord ! Salut… Tiens ! tu peux te le mettre dans le… [...] On m’a lynché comme la dernière des crevures. Ils m’ont traîné dans la boue, c’est dingue ! C’est vrai qu’après ce qui m’est arrivé, j’aurais pu glisser dans le larmoyant, me répandre dans la pleurniche : “Pardon, excusez-moi, quatre mille ans de persécutions quand même…” Non, on n’a pas le droit de dire des choses comme ça, surtout dans le climat actuel. [...] J’ai fait un sketch sur un colon israélien, j’ai bien vu que ça plaisait pas à tout le monde. [...] Le problème, c’est que… dès que vous touchez un petit peu à… Hein ? Je regarde [derrière], j’sais pas, on sait jamais. Ouais, ça arrivera par derrière, de toute façon, c’est le genre. Oh ! mais j’ai pas peur de dire ce que je pense. J’disais que, dès que vous touchez un petit peu à Israël, bon, ben là t’es parti pour un tour de grand-huit. [...] J’étais devenu l’axe du mal à moi tout seul, à un moment donné. Le problème, c’est que, devant Israël, ils baissent tous plus ou moins leur froc. C’est le deuxième fabricant d’armes du monde, ça doit jouer. [...] Là où ça a merdé, c’est Fogiel. L’autre, il s’est marré pendant le sketch et après il nous a fait une descente d’organes en direct, il nous a fait sa petite chatte. [...] Le problème du sioniste, c’est qu’il est excessif. Tu peux pas discuter. J’ai essayé une fois, j’dis : “Calme-toi… — NON ! PARLE PAS AVEC TOI ! — Mais c’est pas moi qui suis venu te chercher… — NON ! C’EST À MOI ! — Mais qu’est-ce qui est à toi ? J’ai quand même le droit de marcher là, quand même… — NON ! C’EST À MOI ! LA TERRE PROMISE À MOI !” J’dis : “Non, mais qui t’a promis ça, déjà ?” Mais non, y a un problème, tu peux pas discuter. Moi j’ai essayé de parler. C’est tout pour sa gueule, il veut pas partager, le gars. Sous prétexte que pépé et mémé en ont chié, il veut faire chier la Terre entière. Non, mais attends, moi aussi pépé et mémé en ont chié, ça va, merde ! » (Extrait de Mes excuses, Bonnie Productions, 2004)

« Je ne m’exprimerai pas ce soir en tant que juif pratiquant, athée et laïc, mais en tant que citoyen français, heurté au plus profond de lui-même par cette agression antijuive sans précédent depuis soixante ans… Quand je parle, ne me coupez pas la parole. Voyez-vous, ce soir, j’ai mal, et la douleur qui m’accompagne ne date pas d’hier, elle vient ponctuer cent mille ans de persécutions. CENT MILLE… MAIS NE ME PARLEZ PAS !!! [...] L’attentat atroce, l’exploit antisémite unique dont s’est rendu coupable notre ami chocolat, marquera à jamais ce millénaire qui débute. Mais ce qui me peine le plus, c’est cette ingratitude caractérisée du nègre d’Afrique envers son bienfaiteur, le peuple élu d’Israël. Oui, monsieur ! [...] 95 % des prix Nobel de la paix sont juifs, et des hommes qui ont compté sur cette planète… C’est une réalité, monsieur, biologique, qui nous a été… Me contredire sur une posture révisionniste, et vous seriez poursuivi, et vous le savez… J’accepte vos excuses. Plus bas ! Rampez sur le sol, voilà ! [...] Où seriez-vous, monsieur Blabla, sans nous ? Certainement un de ces pauvres indigènes bantous, perdu au fin fond de cette jungle africaine en train de ronger quelque racine infestée du virus HIV ! » (Extrait de Mes excuses, Bonnie Productions, 2004)

« Luther King, devant un million de personnes, il a dit : “Je suis monté sur la montagne”, j’sais pas si tu t’imagines, “j’ai vu la Terre promise”… Bon, déjà il avait une bonne vue parce qu’il était aux États-Unis. Et il a dit : “Je ne foulerai jamais cette terre.” [...] J’peux dire la même chose. Oui, je peux le dire : j’ai monté la montagne. Oui, j’en ai chié cette année, j’ai le droit de dire que j’ai monté la montagne. J’ai vu la Terre promise, je peux le dire aussi. Ben si, tu peux pas la louper, à la télévision tu vois que ça, de toute façon. [...] Eh ben, j’ai vomi, immédiatement. L’escroquerie qui s’passe là-bas, attends… Moi j’y peux rien, j’ai un problème, je suis taquin. J’suis taquin, j’suis taquin. J’aime faire chier les cons, c’est mon truc. Et puis ces derniers temps je suis tombé sur un filon, faut être honnête. Le sioniste, c’est que du bonheur. L’imposteur en général, attends, tu rigoles… Le sioniste, t’as pas besoin de transpirer pour le faire monter au rideau. T’as juste à le pousser dans les descentes et il te fait des loopings. » (Extrait de 1905, Bonnie Productions, 2006)

« Foutez-vous de sa gueule, au Galilée, vous êtes marrants. Vous auriez fait comment ? Tout le monde baissait son froc devant l’Église, c’était comme ça à l’époque. Bon, aujourd’hui aussi, tu me diras, les gens baissent leur froc, mais pas devant les mêmes institutions, ça évolue, quoi ! [...] L’autre jour, je tombe sur un ancien collègue, un copain, j’lui dis : “Merde ! T’as plus de froc ?” Il me dit : “Non, c’est plus pratique, c’est plus simple.” [...] Non, je donnerai pas son nom. Parce que j’suis pas une donneuse, j’donne pas les noms… Jamel Debouzze, ouais. [...] J’étais au Zénith l’année dernière et il était venu voir le spectacle, comme il jouait le lendemain dans la salle. Donc à la fin il était monté sur scène : “Bravo, Dieudo ! Tu dis tout haut ce qu’on pense tout bas. [...] Tu crois que c’est marrant d’aller chez Drucker serrer la main d’Enrico Macias !” J’étais pas sûr de sa chute… Ça a pas loupé : le lendemain, il a été convoqué chez Bernard. Bernard-Henri Lévy, le philosophe milliardaire. C’est plus ou moins la reine d’Angleterre du show-business. Quand t’es convoqué chez Bernard, tu chies mou pendant une semaine. Jamel, il a été convoqué, il est monté là-haut, il a abjuré : “Ah ! Bamboula, j’le connais pas !” Il a essayé de sauver sa Ferrari, t’es marrant. C’est ça, c’est une sorte de Galilée de banlieue. » (Extrait de 1905, Bonnie Productions, 2006)

« Excusez-moi, j’ai un petit problème avec cette gourmette… Alors ! Je suis monsieur Blumenthal, je suis le père de Fabrice, qui est premier ou deuxième, c’est… Non, non ! La question n’est pas là. [...] Ce qui m’effraie le plus dans cette affaire de voile, ça n’est pas le voile en lui-même – entendons-nous bien – qui appartient à un folklore primitif tout à fait amusant, tout à fait burlesque, tout à fait comique. Ce qui m’inquiète le plus, c’est la montée de l’antisémitisme dans cette classe de cinquième, ce qui est absolument inacceptable. S’il vous plaît, monsieur Makhlouf, on ne fait pas “Pff !” comme ça. Si, il a fait “Pff !” On ne fait pas “Pff !” à SIX MILLIONS DE MORTS, MONSIEUR MAKHLOUF ! Vous savez, derrière ce voile de Ben Laden, puisque cette jeune indigène des quartiers est de la ville arbore fièrement cette étoffe bon marché, qu’est-ce qu’elle essaye de nous dire ? Quel est son projet ? L’extermination, monsieur, radicale de toute une population. Et ça, plus jamais, vous m’entendez ! [...] Je suis allé voir le proviseur de cet établissement pour lui proposer, en partenariat avec le ministère, une grande campagne de prévention. Contre l’antisémitisme, tout à fait ! Dans les murs de la classe, c’est-à-dire des panneaux seront mis bientôt. Des pin’s “Touche pas à mon pote juif” seront donnés à chaque… S’il vous plaît, laissez-moi terminer. Et ça c’est un scoop : un DVD sera offert gratuitement à chaque élève – gratuit, donné, tout à fait – du film Shoah, qui fait neuf heures, que les enfants pourront regarder à leur gré, chez eux, tout le week-end. » (Extrait de 1905, Bonnie Productions, 2006)

« C’est vrai que je fais pas marrer tout le monde. Y en a même que je rends malade. Bernard-Henri Lévy, par exemple. Le philosophe milliardaire. Un de mes spectacles, c’est une séance de chimio, il perd ses tifs. [...] Le fait que vous soyez dans la salle, vous êtes considérés comme des antisémites, pour Bernard. [...] Je vous comprends, en même temps, y a un truc qui va pas, y a un arrière-goût de pisse ambiant. Alors t’as besoin de te marrer aujourd’hui, c’est vrai. [...] Y a un arrière-goût de pisse planétaire. L’axe du bien qui commence à refouler… On ne sait pas ce qui se passe. [...] Tout ça, c’est des lettres d’insultes, des menaces, des mises en examen, des contrôles. Moi j’ai Sarkozy au cul, en personne ! Quand t’as Sarko au cul, t’es mal. À mon avis, j’passe pas l’hiver. L’humour goy, c’est terminé. C’est con parce que c’est fin, comme genre d’humour. L’humour goy ? Tu peux pas faire plus fin, c’est quasiment transparent. La moindre variation, t’es devant les tribunaux. » (Extrait de Dépôt de bilan, Bonnie Productions, 2007)

 

      Notes et références :

(1)  Comme la plupart de ses nouvelles fréquentations, Dieudonné se prétend antisioniste. Il l’est peut-être d’une certaine façon mais discrédite et ridiculise l’antisionisme le plus respectable. Ce blog le montre suffisamment. À mon sens, appeler “antisioniste” un sionophobe, c’est comme appeler “révisionniste” un négationniste, c’est lui donner une respectabilité et des qualités qu’objectivement il n’a pas (et c’est risquer de défigurer l’antisionisme en général).

(2)  http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1064

(3)  Dans l’imaginaire dieudonnesque, le sionisme n’est pas simplement le mouvement d’émancipation nationale des Juifs, il est un extrémisme religieux particulier, semblable à une maladie contagieuse, agressive, qui déshumanise, qui altère les êtres profondément en les rendant prisonniers d’un monde aliénant de mensonges et de souffrances injustes. Le sionisme procèderait du judaïsme mais ne se confondrait pas avec lui. Toute personne affirmant sans précaution sa judéité, son appartenance à une communauté, à un peuple juif, serait un dangereux sioniste au moins en puissance. Par contre, les rabbins de la petite secte ultra-orthodoxe Neturei Karta, qui font plus qu’affirmer leur judaïté, leurs croyances, mais prônent un (leur) judaïsme “authentique” et diabolisent le nationalisme juif, trouvent grâce aux yeux de beaucoup d’antisémites. Essayons d’expliquer cela à partir des propos de Dieudonné et de conjectures assez fiables.
      Pour l’humoriste, toutes les religions (probablement aussi les spiritualités africaines) présentent un double visage : d’un côté, une aspiration humble et sincère à l’élévation spirituelle, au courage, à la vérité, à la liberté, au rassemblement des hommes, à l’amour ; de l’autre côté, une escroquerie intellectuelle et financière, une dérive sectaire, une source de troubles, de divisions, de rejet de l’étranger supposé inférieur. Certains religieux montrent le bon visage, sain et authentique, d’autres le mauvais, qui est la corruption du bon. Les premiers se font rares et sont en train de perdre leur combat contre les seconds, de plus en plus nombreux : le «cancer» gagne du terrain et il faut trouver le moyen d’inverser la tendance. Le judaïsme, chronologiquement premier des trois grands monothéismes, influençant le christianisme et l’islam, porterait en quelque sorte la responsabilité de ce visage bivalent et conflictuel. En outre, il serait très exposé à la maladie : le sionisme, qui dériverait d’une culture religieuse juive centrée sur la notion de «peuple élu», présenterait éminemment les aspects hautement négatifs et pathologiques précités, ce que montreraient les désordres de la grande scène du monde derrière lesquels, tels des agents pathogènes, des Juifs se trouveraient depuis toujours, et ce que montrerait également la susceptibilité des Juifs (voir le dernier paragraphe de la note 14, relatif à l’«hypertrophie» du sentiment d’être victime). Le sionisme serait donc, parmi les fausses religions, la plus nocive, la plus virulente : il supplanterait les vraies religions ou les contaminerait (certains judéophobes emploient le verbe «sioniser»). Né du judaïsme auquel il n’emprunte que les pires aspects, le sionisme l’usurperait, l’instrumentaliserait ou finirait de le pervertir. Arme politique, propagande haineuse sophistiquée, il n’a plus rien à voir avec la religion primitive. Se débarrasser des problèmes du monde, c’est d’abord éliminer le sionisme, et peut-être aussi le judaïsme si cette religion est trop pathogène. En tout cas, pour Dieudonné, il y a beaucoup de coupables incurables, il faut les empêcher de nuire.
      Se liguer contre le sionisme, c’est prouver que l’on résiste à la division qu’il impose, c’est retrouver l’esprit de la religion universelle. Voilà la conclusion d’une fable idéologique qui s’est élaborée en puisant dans l’abondante littérature antijuive, et qui permet à certains antisémites d’accepter une alliance avec les Neturei Karta, alliance qui sera évidemment mise en avant dans leur propagande. Ces antisémites qui veulent se donner une virginité perdue s’illusionnent. Lutter contre un sionisme fantasmé ou contre un supposé Juif pathogène, c’est refuser de faire face à son propre communautarisme, à son propre fanatisme, à sa propre haine, c’est rendre un ennemi extérieur responsable de ses échecs. Pour se protéger, pour se rassurer, le raciste profond ne veut plus se rendre compte de l’incohérence et de la dangerosité de son attitude.

(4)  C’est la parfaite illustration de «l’hôpital qui se fout de la charité». D’autres citations de l’anthologie donnent l’impression que Dieudonné parle de lui-même quand il juge les autres, ou parle des autres quand il se juge lui-même.

(5)  Dieudonné conspue Bernard-Henri Lévy régulièrement. Il l’accuse d’être le parfait imposteur : faux intellectuel surmédiatisé (Dieudonné n’est pas le seul à faire cette critique acerbe) et surtout minable pornographe de la mémoire qui pratique la jérémiade et le chantage à l’antisémitisme, se rend complice des crimes et des projets de l’axe américano-sioniste, s’enrichit en privant de leurs biens les Noirs et les gens qui souffrent ! Là, évidemment, l’humoriste raconte n’importe quoi, comme c’est souvent le cas quand il calomnie (à dessein ?) d’autres personnalités avec une passion peu contrôlée. D’après lui, l’entreprise familiale de BHL, la société Becob, aurait pillé une forêt africaine riche en bois précieux : «Sur place, les gens n’ont plus de bois, ni de milliards. Il leur a tout volé !» Il laisse entendre que cette supposée escroquerie est à l’origine de la fortune de l’écrivain, mais c’est une invention que la biographie de celui-ci dément clairement. Nuançons tout de même : Dieudonné n’a aucune preuve, mais déforme et amplifie des rumeurs qui circulaient dès la fin des années 90 et qui concernaient notamment la déforestation et les mauvaises conditions de travail des employés de la société. Sévère, Guy Carlier, qui avait justement travaillé durant quelques années à la direction financière bien avant de devenir le chroniqueur que l’on connaît, déclara à propos de BHL, le 1er avril 2003 sur France Inter, qu’il était «un mondain, un pilleur de forêt africaine, un opportuniste». Les diffamations délirantes et inexcusables de Dieudonné (même s’il agit parfois par vengeance) partent toujours d’une rumeur ou d’un événement réel accablant modérément ses cibles, juives de préférence.
      Remarquons qu’Alain Finkielkraut subit des attaques qui ressemblent beaucoup aux attaques anti-BHL : Dieudonné n’a pas l’air de voir les différences entre les deux écrivains. Une interview filmée qu’on peut trouver sur Internet donne le ton : «La seule philosophie qui sort de Finkielkraut, pour moi, ça va directement dans les toilettes. C’est de la merde, mais du début jusqu’à la fin ! [...] Il existe des poètes dans le racisme, dans la négrophobie, il existe des théoriciens de talent. Mais là on a affaire, vraiment, à un homme particulièrement médiocre. Et c’est son statut d’éternelle victime des nazis qui lui donne le droit de chier à la gueule du monde, comme ça, de manière aussi abjecte et aussi ordurière et grossière. [...] Une mauvaise éducation, un sentiment exacerbé de supériorité, peut-être des problèmes sexuels, je sais pas ! En tout cas, y a un problème de structure dans le raisonnement». Au milieu de moult vulgarités, Dieudonné présente indifféremment Finkielkraut et BHL comme des «négriers reconvertis» dans la pseudo-philosophie, avant de s’étonner qu’aucun d’eux ne désire débattre avec lui ! Ainsi, qui prétend qu’il ne fait que dénoncer les dérapages racistes de Finkielkraut, par exemple, se trompe : ses charges répétées contre les “Juifs médiatiques” font partie de son discours antisémite obsessionnel, elles en ont tous les signes.

(6)  J’ignore ce que sont ces 30 000 euros. En octobre 2009, Dieudonné fut condamné en première instance à 10 000 euros d’amende et à verser un euro au titre de dommages-intérêts à huit associations qui s’étaient portées partie civile, et 10 000 euros pour frais de justice à l’ensemble de ces associations. Comme on lui a reproché lors du procès de ne pas exécuter ses précédentes condamnations, il est possible qu’il gonfle le chiffre en incluant une somme qu’on lui réclame instamment.

(7)  Dans La vérité sur Dieudonné, à la page 28, Anne-Sophie Mercier transcrit ainsi ce que Dieudonné lui a expliqué en avril 2005, un mois avant cet entretien avec Silvia Cattori : «Les Juifs, qui souhaitent m’éradiquer de la scène artistique, ont concocté pour moi un projet de “solution finale”.» La page 28 ne faisait apparemment pas partie des pages de La vérité sur Dieudonné jugées outrageantes par l’humoriste, dont les recours en justice s’avèreront vains. Cependant, la page 142 reprend la citation en partie et il est cette fois-ci question du «lobby sioniste». Il est possible mais peu probable que Dieudonné ait dit «les Juifs» sans nuancer. Mercier en conviendrait-elle ? C’est une journaliste honnête mais je crois qu’elle utilise beaucoup de transcriptions très approximatives.

(8)  Pascal Bernheim commit une plaisanterie douteuse durant un talk-show de la Télévision suisse romande, où les participants évoquèrent à un moment donné l’humour politisé et même l’incompétence et les préjugés malsains de Dieudonné. «C’est un nègre !» lança-t-il, hors cadre. Peu après l’émission, il réalisa que son emportement passager n’était pas discret et que certaines personnes l’interprétaient comme raciste. Rapidement, il reconnut son imprudence, s’excusa publiquement et dissipa les malentendus sur ses opinions et ses intentions. Il présenta aussi des excuses à Dieudonné. D’autres saillies à prendre au second degré ont été formulées durant l’émission, celle de Bernheim est mal passée, alors qu’il ne voulait pas amuser les négrophobes, ni exciter des sentiments et des attitudes de rejet, ni blesser des gens, mais croyait au contraire ridiculiser, grâce à une imitation qui s’est avérée maladroite, le négrophobe qui, en ressassant les vieux clichés sur les Noirs incultes, démontre sa propre ignorance, sa propre barbarie repoussante.
      Ne soyons pas naïfs : blessé ou pas, Dieudonné comprend tout cela puisqu’il a fait de l’humour son métier, a maintes fois tourné en dérision des racistes et a, lui aussi, raté des traits d’esprit. S’il n’a rien pardonné à Pascal Bernheim, c’est d’abord parce que son nom révèle ses origines. En outre, un producteur ne manque probablement pas d’argent : c’est une cible de choix pour notre humoriste antisémite, qui va prouver son hostilité en manipulant l’image de celui qu’il appelle «le riche producteur juif», en le présentant comme un raciste. Et un raciste impuni, qui continue à profiter du «système sioniste». En effet, une plainte fut déposée en Suisse. Après avoir apprécié l’opportunité des poursuites, le procureur décida de classer sans suite. On peut comprendre qu’enclencher des procédures pour de telles infractions mineures sur lesquelles le contrevenant s’est expliqué et s’est excusé ne faciliterait pas le désencombrement des juridictions. Ce n’est qu’à tort que l’on verrait dans cette décision qui n’a rien d’exceptionnelle ni de méprisant une preuve de la puissance du lobby juif et du «deux poids deux mesures» (on pourrait insulter les Noirs à la télévision mais les Juifs seraient intouchables). Dieudonné, lui, n’apprécie pas la décision du procureur, laisse entendre qu’il s’agit bien d’une preuve et s’acharne sur Bernheim. Je disais «en manipulant l’image» et je trouve que l’expression est bien choisie, car à ses ouailles il ne montre du producteur qu’un très court montage vidéo réalisé à partir d’un enregistrement de l’émission de la TSR, soulignant la brutalité de la phrase «C’est un nègre !» Quand on connaît bien l’individu, le message implicite de son montage se laisse facilement deviner : «Voilà à quoi ressemblent nos ennemis, les négriers reconvertis !» Avouons que Dieudonné est menaçant, qu’il est ici le seul à montrer sa hargne, mais qu’il est aussi ridicule.

(9)  Dieudonné croit que des maîtres de la France protègent et privilégient les Juifs, qui finissent par être contaminés par la bassesse, la cupidité et la haine intrinsèques du sionisme (qu’il se représente, pas du vrai sionisme, évidemment). Ils accapareraient et orienteraient les médias notamment. Comme Bruel, Zemmour et d’autres, Arthur ferait partie de ces célébrités qui «continuent de jouer sur la Shoah pour gérer des carrières», qui «se servent de leur judaïté à des fins personnelles, professionnelles voire militaires».

(10)  Dieudonné, et non ses adversaires, suggère qu’un antisémite est forcément un nazi ou un marginal qui prendrait modèle sur les nazis célèbres pour leurs crimes. Du coup, l’antisémitisme serait presque inexistant de nos jours. Hitler fait partie des noms qui reviennent dans la bouche de Dieudonné. Le 31 mars 2005, il a déclaré sur Radio Méditerranée que le (défunt) site d’information, plutôt pro-israélien, Proche-orient.info et sa directrice, Élisabeth Schemla, avaient l’intention «d’éradiquer Dieudonné du paysage audiovisuel, donc ils se disent que la meilleure façon, c’est de fabriquer une fausse information et d’essayer de le tuer, c’est-à-dire médiatiquement, en disant : “Regardez, c’est un antisémite, c’est le fils d’Hitler, [...] il va exterminer tout le monde”.» La déclaration fut d’ailleurs jugée diffamatoire lors d’un procès. Notons que Dieudonné, lui, ne se gêne pas pour décrire quantité de prétendus extrémistes sionistes ou «ultra-sionistes» comme des fascistes, voire des nazis dont la pratique liberticide d’«éradication médiatique» ne serait que la première étape d’un projet criminel aux objectifs gravissimes.

(11)  Quand Dieudonné nous parle de la traite négrière occidentale, il avance des chiffres ahurissants. Il est incapable de parler à peu près correctement d’un crime contre l’humanité qui soi-disant le concerne au premier chef, on dirait même qu’il s’en moque. Tout est fait pour calomnier la communauté juive, et ce n’est même pas la peine d’entreprendre des recherches poussées pour s’en apercevoir. Qui pourrait croire, par exemple, que 80 % des commerçants d’esclaves étaient juifs ? Peut-être quelqu’un qui croit que cette petite communauté religieuse longtemps persécutée était, d’une façon ou d’une autre, disposée à haïr, à déshumaniser et à si bien cacher son profit colossal que les grandes puissances européennes ne l’ont pas jalousée et lui ont laissé le monopole de la traite pendant des années ! On nage dans un délire qui fait froid dans le dos…
      Les historiens estiment qu’entre onze et quatorze millions d’Africains ont été entassés dans des bateaux et que 13 ou 14 % d’entre eux sont morts durant la très éprouvante traversée de l’Atlantique. Le nombre total des victimes de l’esclavage, capturés, déportés, descendants de déportés, est difficilement évaluable. Dieudonné parle de centaines de millions d’esclaves (n’envisage-t-il que la traite occidentale ?) et à un moment donné s’emporte et laisse entendre qu’«on» jetait la moitié des déportés à la mer ! L’identité des coupables, du «on», se précise quand l’historien de pacotille explique que le Code noir introduisit une dimension chrétienne dans cette déportation contrôlée par des juifs, ce qui permit d’éviter de castrer les mâles et de jeter les enfants à l’eau ! Il n’a pas peur des mots et des contradictions : ce serait un «génocide», à échelle industrielle comme la Shoah, et le plus grand de tous puisque le commerce triangulaire fut planifié pendant des centaines d’années et que les Noirs étaient massacrés sans autre raison que leur prétendue infériorité ; les principaux bénéficiaires, les trafiquants juifs, auraient donc réussi à s’enrichir tout en gaspillant leur marchandise humaine, c’est très fort !
      Plus sérieusement, même si le commerce triangulaire et l’esclavage, en tout cas pris dans leur ensemble, peuvent difficilement être appelés génocide au sens strict actuel du terme, ce qu’il faut considérer, c’est que les modalités de ces crimes massifs étalés dans le temps et l’espace sont si différentes de celles de l’horrible génocide perpétré en peu de temps par les nazis que ces événements sont incomparables. C’est surtout pour cela qu’il n’y a pas une échelle des crimes et que l’on doit pouvoir parler d’une souffrance sans la faire entrer en «compétition» avec une autre.

(12)  Dieudonné vous le dira avec tous les arguments possibles, et parfois mensongers : Israël n’est pas ce que les médias et les politologues (supposés «sionistes») en disent, c’est une dictature raciste qui a financé l’apartheid et continue à commettre ce crime. Il ne cherche pas la vérité mais amalgame tous les éléments à charge qui dévalorisent d’une façon ou d’une autre l’État hébreu, qui pourtant est encore une démocratie assez animée. Il fait le contraire avec l’Iran : il passe sous silence les points négatifs, ou bien il les convertit, il les aseptise habilement pour les mettre en avant. Ce faisant, il ne peut ni déprécier avec raison et crédibilité Israël, ni défendre efficacement l’Iran, sauf devant les naïfs qui ne voient pas la malhonnêteté et devant les fanatiques qui ont cessé de réfléchir. Bien sûr qu’il y a des problèmes d’intégration, surtout de la première génération des immigrés, en Israël comme ailleurs. Mais allez-vous croire que les Juifs noirs éthiopiens, les Falashas, ont migré en Israël pour y être écrasés par un racisme institutionnel avant de s’en plaindre à Dieudonné, le copain des Juifs comme des Noirs ? Pour Dieudonné, est-ce que, par exemple, le député d’origine éthiopienne Shlomo Molla du parti centriste Kadima créé par Ariel Sharon (car Sharon, ce n’est pas que le Likoud) est un «nègre-alibi» ?
      L’humoriste brandit la résolution onusienne 41/35 C du 10 novembre 1986 pour montrer qu’Israël a soutenu jusqu’au dernier moment l’apartheid en Afrique du Sud. Il ne garde que les documents courts et isolés qui peuvent confirmer ses accusations et n’hésite pas à les réinterpréter si nécessaire. Aujourd’hui il conclut de ses recherches “orientées” que le sionisme, raciste dans sa nature même, est la cause de l’apartheid ! Pour l’ONU, Israël n’est pas particulièrement complice de la ségrégation raciale et des meurtres. Tous les grands pays occidentaux ont soutenu l’Afrique du Sud ségrégationniste pendant une période plus ou moins longue. Qu’un pays l’ait fait jusqu’au dernier moment, qu’un autre l’ait fait depuis le début, ne prouve pas que ces nations aient été plus impliquées que les autres et surtout ne pourra jamais accréditer la “thèse” d’un racisme qui leur serait consubstantiel ! L’ANC de Nelson Mandela fut pendant très longtemps sur la liste des organisations terroristes tenue par les États-Unis ; aujourd’hui la Fondation Mandela publie un livre préfacé par Barack Obama. Dieudonné pense-t-il que son idole pactise avec un autre «nègre-alibi» ?
      En lisant Dieudonné, nous pouvons aussi observer comment les sionophobes, non seulement mettent au même niveau, rendent semblables l’apartheid en Afrique du Sud et la situation dans les territoires occupés palestiniens, mais en plus imaginent que ce sont deux crimes liés dans un plan secret sioniste. Certes, la situation des territoires occupés a été qualifiée d’apartheid par des associations et de nombreuses personnalités, en raison des contrôles militaires, des routes de contournement, de la confiscation des terres, de la misère, etc. Même ceux qui ne sont pas d’accord avec cette qualification ne voudraient pas vivre dans ces conditions. Personne de sensé ne dit que les décisions des gouvernements israéliens sont toujours proportionnées, jamais intéressées, jamais mortifiantes pour le voisin qui guerroie ou est sur le pied de guerre, puisque des décisions intéressées ou mortifiantes sont prises par tous les gouvernements du monde. Mais si, après l’évocation du mot «apartheid», on transfert en Palestine le drame sud-africain et ses acteurs en calquant brutalement les caractéristiques véritables ou préjugées d’une société sur une autre, d’une politique sur une autre, d’une histoire sur une autre, ou si, sans effort et au mépris de leur complexité, on explique par la présence d’un agent machiavélique les événements douloureux du monde, alors on délire, on cauchemarde, mais on n’analyse sûrement pas. Il y a des Israéliens racistes, il y a aussi des Israéliens défenseurs des droits de l’homme, et simplement des Israéliens qui cherchent des solutions à un conflit qui s’éternise, et l’apartheid n’est pas pour eux une solution. Il en est de même pour les Palestiniens. Quant au Hamas, ce n’est pas l’ANC…

(13)  Pour comprendre pourquoi Dieudonné parle de sa “pathétique” rengaine hargneusement chorégraphiée Shoah Nanas comme d’une fable ludique qui pourrait être présentée dans des spectacles accessibles aux enfants, je pense qu’il faut observer sa manière mythomaniaque d’évoquer le refus du CNC de soutenir le projet d’un film sur la traite négrière (occidentale). Voici ce qu’il explique à Olivier Mukuna dans Entretien à cœur ouvert : «“Faites-en un documentaire”, nous ont-ils dit. Encore un peu et ils nous conseillaient de réaliser un dessin animé ou un spectacle de marionnettes pour enfants !» Shoah Nanas ressemble bien à une étape supplémentaire dans ce délire dieudonnesque et une vengeance contre la fantasmatique «mafia» sioniste dont font à la fois partie les intellectuels pornographes de la mémoire, les «autorités» du CNC, les associations juives processives et autres «pleurnichards» qui se moquent des souffrances des autres. Dans l’esprit pervers de Dieudonné, si des Juifs considèrent que la traite négrière mérite tout au plus un documentaire austère mais en aucun cas un film grand public où l’émotion est palpable, il faut leur répondre que, dans ce cas, l’Holocauste ne mérite qu’une chanson pour enfants sur laquelle se trémousse joyeusement un déporté juif.
      Rappelons que Dieudonné avait seulement sollicité une aide à l’écriture (d’un scénario dont le sujet était exposé en quelques lignes aux membres de la commission du CNC), aide qui n’a pas été accordée. Les refus sont très fréquents, quels que soient les thèmes abordés dans le scénario. Le CNC n’a jamais estimé que tout film sur la traite négrière est une mauvaise idée, ne refuse pas par principe de financer au moins en partie un tel film. D’habitude, seuls les auteurs et les réalisateurs ayant déjà écrit ou réalisé une œuvre portée à l’écran peuvent espérer bénéficier de l’aide et la décision de la commission n’est pas motivée, ce qui voudrait dire que Dieudonné invente le motif du refus comme il invente, cela va sans dire, l’emprise des sionistes. Le «juif» David Kessler, conseiller d’État, philosophe de formation, n’est resté directeur du CNC que quelques années et n’est probablement pour rien dans le refus. Plus tard, le projet de Dieudonné intéressa des États africains, notamment le Bénin disposé à apporter une aide financière. Des comédiens célèbres étaient éventuellement prêts à accepter un contrat. Tout cela est tombé à l’eau au moment où sont tombées à l’eau la plupart des associations de l’humoriste avec des acteurs, des producteurs, des politiciens, etc., c’est-à-dire lorsque celui-ci a préféré ses sorties antisémites à son projet.

(14)  Sans entrer dans les détails, disons qu’il est difficile de savoir, malgré son témoignage, si l’historienne Idith Zertal a employé (elle-même, et non par traducteur interposé) l’expression «pornographie mémorielle» en français, en anglais ou dans une autre langue. Plusieurs certitudes sont en défaveur de Dieudonné : Idith Zertal n’a jamais fait de cette expression polémique un concept important de ses pensées et de ses investigations, et elle nie même sa pertinence ; Dieudonné n’a jamais pu lire «pornographie mémorielle» dans la traduction française de La nation et la mort qu’il exhibe lors de la conférence de presse du 19 février 2005, puisque l’expression y est totalement absente ; elle ne se retrouve en français que dans un seul endroit, une note en bas de page de Lettre ouverte à Jean-Christophe Rufin : Je suis antisémite, un article de Marc Saint-Upéry, traducteur de La nation et la mort, qui attribuait l’expression à l’historienne ; le texte de Saint-Upéry était mentionné et même reproduit depuis fin 2004 sur les sites de soutien à Dieudonné ; Zertal est convaincue de l’antisémitisme de cet humoriste qui ose parler en son nom et qui comprend cette «pornographie mémorielle» dans un sens conspirationniste pernicieux étranger à son discours et même au discours, par exemple, de Norman Finkelstein, auteur du livre pas toujours sérieux et très controversé L’industrie de l’Holocauste, bien connu des antisionistes radicaux.
      Dieudonné s’est approprié l’expression, mais ne l’utilise plus en public. Les médias se sont toujours trompés sur le sens à lui donner, ce qui permit à son colporteur de dénoncer une nouvelle manipulation et de faire diversion pour cacher la gravité de ses déclarations à Alger. Ce qui est une «pornographie mémorielle», ce n’est pas la Shoah (ce qui ne voudrait rien dire), ni même la commémoration ou le souvenir de la Shoah, mais une supposée «instrumentalisation politique» des mémoires et des souffrances. Le sous-titre du livre de Zertal, La Shoah dans le discours et la politique d’Israël, atteste à lui seul qu’il est possible de critiquer la politique israélienne en dénonçant une utilisation exagérée et irrévérencieuse du drame. Mais ce que Dieudonné, lui, veut signifier par «instrumentalisation politique» est pire que tout. J’ai reproduit quantité de citations relatives à la hiérarchisation des souffrances et à la pornographie mémorielle pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté.
      Déjà, ce que Dieudonné entend par «compétition victimaire» n’est pas tout à fait ce que les gens du commun entendent : d’une part, il accuse des Juifs, sionistes ou prétendus sionistes, d’être les responsables, en France par exemple, du déséquilibre dans le traitement des crimes contre l’humanité ; d’autre part, ce déséquilibre, dont il ne comprend pas les multiples causes véritables, lui sert de prétexte pour se livrer en retour, bien qu’il s’en défende, à une hiérarchisation exécrable en diminuant l’importance de la Shoah et en augmentant, par des falsifications de la vérité historique, les aspects criminels et inhumains de tragédies de grande ampleur comme la traite négrière occidentale. La pornographie mémorielle, c’est cette compétition victimaire à son paroxysme, élevée au niveau d’un complot mondial peut-être plus ancien que la Shoah : par toutes sortes de mensonges et de manipulations, les sionistes minimiseraient ou nieraient des meurtres de masse à caractère génocidaire dont les principaux responsables seraient juifs, accuseraient et diviseraient les autres communautés, instrumentaliseraient la douleur des Juifs pour gagner beaucoup d’argent, créer Israël, légitimer de nouveaux crimes, et même, in fine, pour que la communauté juive domine les autres au moins économiquement et culturellement sur l’ensemble de la planète. C’est n’importe quoi, et c’est surtout l’expression d’une dangereuse judéophobie.
      La communauté juive serait «frileuse par rapport à la souffrance», si bien que certains de ses membres développeraient une névrose caractérisée par «une hypertrophie du devoir de mémoire qui nie les souffrances des autres», et deviendraient finalement de nuisibles pornographes sionistes de la mémoire. Dieudonné parlait déjà en décembre 2004 d’une «hypertrophie dans la sensibilité autour de la question israélienne», qu’il associait à une «hystérie». Là, nous sommes proches de l’essentialisme et du vocabulaire de l’antisémite obsessionnel Roger Dommergue Polacco de Ménasce, proches aussi de l’idée d’une «psychopathologie du judaïsme-sionisme qui confine à la maladie mentale» esquissée par Alain Soral (à côté de Dieudonné, devant les caméras de France 2 en 2004), mais éloignés de la thèse d’Idith Zertal, cela va sans dire.

(15)  Le premier article du Code noir, ordonnance par laquelle Louis XIV réglemente l’esclavage dans les colonies françaises, n’enlève pas aux juifs un commerce dont ils avaient, prétend Dieudonné, le monopole, mais enjoint de «chasser hors de nos îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence» ! Un article discriminatoire, qui ne cible pas tel ou tel individu mais tous les membres d’un petit groupe religieux défiguré par les préjugés, devient comme par enchantement la preuve de leur haine des Noirs et de leur puissance commerciale ! C’est l’argument antisémite fallacieux classique : si l’antijudaïsme se rencontre si souvent dans l’histoire, c’est que les juifs sont vraiment des graines de malfaiteurs et qu’ils peuvent montrer le mauvais exemple aux autres hommes, qui sans eux vivraient plus paisiblement. Si le Code noir les expulse des îles, c’est qu’ils sont les premiers coupables ou peuvent se rendre coupables de ce dont il est question dans ce même Code noir : l’esclavage. Renversant !
      Depuis la sortie, en 1991 aux États-Unis, du livre antisémite The Secret Relationship between Blacks and Jews, le mythe des négriers juifs se porte bien chez les néo-nazis et les suprémacistes noirs. Toutes les études historiques sont pourtant sans ambiguïté et il n’est pas très difficile de se renseigner : quelques juifs, certes, ont joué un rôle dans la traite, mais un rôle marginal. Dieudonné répondrait peut-être que la puissance du «lobby» est telle qu’il est capable de tromper ou de faire mentir des milliers d’universitaires pendant très longtemps : des juifs sont responsables de la traite puisque les sionistes sont responsables de la falsification de l’histoire, et inversement. Bref, ils sont coupables, puisqu’on vous le dit !

(16)  Les familles Rothschild et Rockefeller apparaissent couramment, depuis des dizaines d’années, dans les textes antisémites ou conspirationnistes, qui racontent quantité de légendes à leur sujet.

(17)  Dieudonné présentait le livre Entretien à cœur ouvert devant l’Association de la presse panafricaine. Deux transcriptions différentes d’une partie de ses propos ont circulé sur Internet. Comme elles se rejoignent sur les idées essentielles, j’ai décidé de les utiliser.
      Il faut signaler qu’au début de l’année 2005, Gilles Manceron et Antoine Spire, deux intellectuels travaillant alors pour la revue de la LDH, Hommes et Libertés, ont popularisé une phrase attribuée à Dieudonné, très reproduite sur la Toile, en entier ou en partie : «Les Juifs ont profité de cette colonisation et de la traite négrière [, ils s’en sont mis plein les poches [en Afrique du Sud]]». La citation est très probablement une déformation d’une des deux transcriptions de cette conférence de presse de juillet 2004 : tout laisse penser que Dieudonné a précisé «des Juifs» et n’a pas dit «les Juifs».
      Dieudonné a souvent dénoncé une désinformation et une malhonnêteté, notamment devant Pierre Tevanian, enseignant et militant associatif qui doutait de l’authenticité de quelques propos plutôt hardis. Certes, il y a des gens qui ne lui souhaitent pas du bien, il y a aussi des gens d’habitude sérieux et parfois négligents. Les mots «désinformation» et «malhonnêteté» ne sont pourtant pas très appropriés : les êtres humains n’ont pas une mémoire d’ordinateur mais un entremêlement vivant de souvenirs triés et altérés sous l’influence de leurs croyances, de leurs expériences et de leurs raisonnements, ce qui a ses bons et ses mauvais côtés. Et puis Dieudonné proteste en vain : son antisémitisme n’est pas suffisamment caché par ses précautions oratoires et nul n’a besoin de tricher pour le montrer.

(18)  La situation douloureuse des réfugiés palestiniens est préoccupante et certaines études récentes ont accentué la part de responsabilité d’Israël. Cependant, Dieudonné, qui prétend être concerné par le conflit israélo-palestinien et notamment par le drame des réfugiés, fait avant tout étalage de sa médiocrité et d’un antisionisme radical délirant et agressif où toutes les distorsions de la vérité et de son appréciation par les spécialistes sont bonnes quand il s’agit de présenter Israël et seulement Israël sous un jour odieux. Pour admettre l’idée, stupide mais évidemment très provocante, de la similarité entre le sionisme et le nazisme dont l’antisémitisme est bien connu, Dieudonné n’analyse pas, ne critique pas, mais se représente, dans un fantasme brouillon construit à partir de lointaines informations, l’impérialisme d’une soi-disant démocratie, la dictature et la forfaiture des gouvernants, la propagande, l’instrumentalisation de la religion, et surtout la cruauté et le racisme de l’armée régulière Tsahal, qui finissent par répugner les soldats eux-mêmes. L’exemple de distorsion le plus frappant concerne les expulsions et les camps de réfugiés, que certains conseillers antisémites de l’humoriste n’auraient sûrement pas hésité à appeler «déportations» et «camps de concentration» ou «d’extermination». Mais c’est sans aucun humour que Dieudonné parvient à suggérer que quatre millions de Palestiniens ont été envoyés dans des camps mortels par Tsahal ! Des crimes qui semblent bien faire partie du terrifiant «programme d’épuration ethnique» dont il parle ailleurs, laissant aussi entendre que l’État juif, quels que soient l’époque et le contexte politique, serait motivé par la xénophobie, la cupidité et le pouvoir avant d’être motivé par la colère, l’insécurité, voire la survie. Volontairement ou involontairement, il s’abandonne à des glissements, provoque chez le lecteur certaines confusions, et le nombre extravagant de quatre millions s’impose, tyrannique. Alors, pour que ce soit bien clair, rappelons brièvement que :
    - les réfugiés palestiniens n’habitent pas tous dans des camps (sur plus de quatre millions de réfugiés récemment enregistrés par l’ONU et l’agence UNRWA, environ un million trois cent mille vivent dans des camps situés dans la Bande de Gaza mais aussi en Jordanie, en Cisjordanie, au Liban, en Syrie)
    - les réfugiés ne sont pas tous des déplacés (la grande majorité des réfugiés sont les descendants des Palestiniens ayant effectivement pris le chemin de l’exode, la population des exilés a été multipliée par cinq en cinquante ans ; certains pays arabes sont en partie responsables de la situation actuelle des réfugiés)
    - les déplacés ne sont pas forcément des expulsés (s’il est aujourd’hui certain que l’armée israélienne naissante a expulsé des Palestiniens, beaucoup de départs ont d’autres causes et responsables ; les historiens et les politiciens débattent encore le problème des faits et des responsabilités, si bien qu’il est impossible de donner des chiffres sûrs)
    - Tsahal, armée régulière d’un État puissant, n’équivaut pas à ses ancêtres, les organisations paramilitaires, dont la Haganah, servant l’Agence juive, le gouvernement sioniste présent en Palestine sous mandat britannique au moment des premiers graves affrontements entre Juifs et Arabes et des premières et importantes migrations de population, en 1947-1948 (il est évident, à moins de croire à un complot tentaculaire et pourtant bien caché de malfaisants sionistes, qu’un État naissant et sa petite branche militaire ne peuvent pas mettre en pratique un programme de nettoyage semblable à celui de l’Allemagne nazie !)
      Enfin, si dans votre analyse du conflit vous avez le besoin d’évoquer devant Dieudonné les pogroms et la fuite de certains Juifs qui habitaient depuis des générations dans les pays arabes, événements que lui n’analysera jamais, il aura sûrement le culot de vous répondre qu’il ne faut pas hiérarchiser les souffrances…

(19)  Les origines du sida ont déjà été étudiées et le sont même encore. Les théories du complot poussent par-dessus les études sérieuses comme les mauvaises herbes. Une des versions infondées, selon laquelle cette maladie est une arme biologique inventée pour exterminer les Noirs ou au moins maîtriser la population africaine, est une élucubration à laquelle Wangari Maathai, militante écologiste et politique kenyane, prix Nobel de la paix, ne semble pas prêter foi. Mais quelques organes de presse ont rapporté des propos tendancieux qu’elle aurait tenus en 2004, des propos qu’elle a plusieurs fois démentis plus tard. Dieudonné n’a pas explicitement déclaré que la «théorie» l’avait convaincu et qu’Israël et l’Afrique du Sud seraient derrière cette invention de mort, mais il a évoqué Maathai, bizarrement, au moment où Thierry Ardisson citait (mal) ses propos concernant un «programme d’épuration ethnique» israélien qui aurait été organisé en Afrique du Sud puis en Palestine. Loin d’être scandalisé par des rumeurs de ce genre, Dieudonné soutient des médias et des groupes sectaires qui les alimentent. En outre, s’il défend Maathai, cette «femme formidable», cette «référence», sa solidarité a des limites puisqu’il ne s’est jamais offusqué du fait qu’on insulte la militante en lui faisant dire ce qu’elle n’a pas dit : elle n’est donc formidable que si elle valide une théorie du complot…

(20)  Olivier Pétré-Grenouilleau, un des spécialistes français de l’histoire de l’esclavage et des traites négrières, est reconnu et généralement apprécié. Où aurait-il minimisé la traite occidentale (la seule qui intéresse Dieudonné à vrai dire) ? Quelques associations, notamment le Collectifdom, et quelques universitaires, notamment Odile Tobner, ont formulé hâtivement contre l’historien tout ou partie de ces trois accusations principales : l’influence de préjugés négrophobes dans ses textes ; la volonté de relativiser la traite négrière occidentale, séparée des autres traites et comparée avec elles ; la négation du caractère de crime contre l’humanité reconnu par la loi Taubira à la traite. Leurs arguments sont loin d’être toujours convaincants. En tout cas, personne ne traite Pétré-Grenouilleau de «faussaire de l’histoire», sauf… Dieudonné, évidemment, qui signe là une de ses habituelles inversions brutales des rôles, puisque ce “titre” conviendrait mieux à Robert Faurisson, qui n’a aucune formation d’historien et dont les pseudo-travaux où s’accumulent les falsifications grossières et les préjugés antijuifs sont régulièrement réfutés par les vrais historiens. Les qualificatifs que Dieudonné réserve à Faurisson sont différents : «infréquentable et insolent». Tout dieudomaniaque sait retraduire ces deux euphémismes, qui maquillent un peu mieux le chef de file des négationnistes français en persécuté et valeureux résistant contre le supposé système sioniste et ses supposées manipulations de l’histoire.
      Dieudonné évoque des articles de journaux qui nieraient la traite. Claude Askolovitch ou n’importe quel autre journaliste peut parfois parler mal d’un sujet. Mais j’ai cherché en vain un article niant sur un ton sérieux la traite et donc expliquant autrement la présence massive des Noirs en Amérique ! Dois-je continuer longtemps ? Encore plus ridicule : pour se débarrasser des «mensonges» médiatiques, Dieudonné pense qu’il faut aujourd’hui chercher la «vérité» sur Internet plutôt que dans les livres d’histoire…

(21)  Cette déclaration adaptée à un large public, inoffensive aux yeux des personnes non averties, imite, heureusement de façon timide, le discours “dubitationniste”, ou plus exactement crypto-négationniste, qui est au début de la propagande longue et patiente élaborée par certains alliés de Dieudonné et qui est inattaquable en justice. Elle combine en effet une défense circonspecte mais suffisamment étoffée pour rassurer la plupart des interlocuteurs («je n’ai pas lu les révisionnistes, les négationnistes de la Shoah, je ne sais pas vraiment qui ils sont», «la Shoah est un drame humain avéré, une souffrance atroce, c’est ce qu’on m’a toujours répété et c’est ce que j’ai ressenti, et ce n’est pas moi qui oserais soudain le nier», «je connais des Juifs qui ont été témoins de ma bonne foi», etc.) et une attaque modérée contre le dogmatisme supposé des historiens et l’irritation systématique d’un ennemi pas encore nommé (cela pourrait être formulé ainsi : «on refuse catégoriquement d’écouter d’autres points de vue sur l’histoire et même on les criminalise ; pourtant, c’est bizarre, si l’Holocauste est avéré, si les révisionnistes sont vraiment farfelus, il n’y a aucun risque à les laisser parler et à accepter un débat gagné d’avance contre eux»). Le but de la manœuvre crypto-négationniste est, à court terme, d’introduire une description complaisante des négationnistes («courageux et déterminés face aux censures et aux persécutions, les révisionnistes proposent des thèses qu’il faut lire avant de juger, qui sont peut-être difficiles à entendre, à supporter, mais on s’y fait») et d’installer un doute à la légitimité scientifique illusoire dans l’esprit des interlocuteurs («qu’est-ce qu’on nous cache et quelles personnes auraient intérêt à nous tromper ?», «nous acceptons trop facilement des vérités alors que le scepticisme est ici de rigueur», etc.), et à long terme d’amener les plus “réceptifs” à la lecture d’ouvrages négationnistes, puis à la haine des Juifs, tout cela dans l’espoir qu’un jour lointain les discriminations antijuives soient à nouveau banalisées et légalisées.
      Dieudonné s’interroge : Pourquoi refuser de débattre avec les négationnistes ? Mais la bonne réponse, pourtant cent fois vérifiable, ne lui convient pas, soyons-en sûrs. La bonne réponse est celle-ci : le négationnisme (des chambres à gaz, de la Shoah ou plus encore), comme l’ont montré tous les spécialistes, eux-mêmes étonnés puis consternés par ce qu’ils lisent, n’est pas une révision méthodique de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale (car l’histoire n’est pas un dogme et, heureusement, est révisée par des chercheurs honnêtes en permanence), mais c’est un discours manipulateur qui cherche par tous les moyens à passer pour scientifique et historique, qui, dans son incohérence, ne “conclut” rien d’autre que les préjugés antisémites extrêmes qui l’ont motivé, d’ailleurs souvent issus du néonazisme et de la tradition des théories du complot juif mondial. Les négationnistes sont des menteurs pathologiques arrogants, parfois orduriers, toujours imperméables aux critiques : il est impossible de débattre avec ce genre d’individus (autant débattre avec un magnétophone, grésillant et insupportable de surcroît). Eux demandent régulièrement le débat car son obtention ferait ressembler leur entreprise à une école respectable qui s’oppose aux historiens diplômés ; le problème est qu’ils n’opposent pas une thèse à une “vérité officielle”, mais des falsifications en surdose à des faits surdocumentés. N’obtenant pas de débat, ils prétendent être les pauvres victimes incomprises d’une lâche inquisition, alors qu’ils se moquent avec une hypocrisie et une irrévérence absolues de l’histoire d’un génocide de grande ampleur.

(22)  En bon comédien, dans d’innombrables interviews et représentations de ses spectacles, Dieudonné affabule complètement pour des raisons qu’un prochain article de ce blog détaillera. Faurisson est un prolifique négateur… de la Shoah, exclusivement ! Hors de France, on trouve chez quelques auteurs des dénis moins connus (des génocides arménien, rwandais…). De la négation du commerce triangulaire, on ne connaît pas de texte majeur. Une «contestation de Gorée» ? Même pas. Des historiens soutiennent, avec probité et sans malice, que la Maison des esclaves à Gorée, un lieu très symbolique, n’est pas l’esclaverie que l’on a longtemps décrite. Une thèse, un article qui rapporte cette thèse dans un journal populaire, rien de tout cela n’a été jusqu’à présent comparable au contenu pervers d’un torchon négationniste. Voyez comme le pauvre Dieudonné souffre à la pensée de ce négationnisme de la traite négrière… auquel il n’a jamais été confronté !

(23)  Ce que l’on apprend sur les circonstances de la mort de Saïd Bourarach, au début de l’enquête après audition de témoins et de quatre hommes soupçonnés puis inculpés, peut se résumer ainsi : le 30 mars 2010, le maître-chien, vigile dans un magasin de Bobigny, refuse l’entrée à un client et à sa compagne à l’heure de la fermeture (19 h 30). Quelques insultes et quelques coups auraient été échangés, puis le client, en rage, s’éloigne un peu et appelle avec son téléphone quatre jeunes adultes de sa famille. Le chien et la bombe lacrymogène de Saïd Bourarach ne peuvent rien contre les nouveaux venus et celui-ci se fait lyncher, l’un des agresseurs utilise un cric ou une barre de métal. Le vigile prend la fuite le long du canal de l’Ourcq mais est poursuivi. Son corps est retrouvé dans le canal le lendemain et l’autopsie conclut à la noyade. Très affaibli, Saïd Bourarach se serait noyé après s’être jeté dans l’eau froide du canal, espérant échapper à ses agresseurs : c’est l’hypothèse qui prévalait en avril 2010, sans qu’il soit exclu que Saïd ait été poussé à l’eau. Un procès est prévu mais n’a pas eu lieu à l’heure où j’écris ces lignes. Mais restons au début du mois d’avril : on savait peu de choses sur les protagonistes du drame ; des sources ont immédiatement indiqué que la victime est d’origine marocaine, que les personnes inculpées sont juives et que les tensions communautaires ont pu attiser la querelle. Selon le client, le vigile aurait prononcé une insulte à caractère raciste («J’ai pas trois minutes pour ta race» d’après Le Figaro), mais sa version est contredite par des témoins. C’est avec une partie de ces maigres informations que le grand rabbin de France Gilles Bernheim, qui a évidemment conscience de sa quasi-ignorance de l’affaire, trop récente, mais qui veut adresser à temps ses condoléances à la famille Bourarach, rédige un court message diffusé par l’AFP le 2 avril 2010.
      C’est là qu’intervient Dieudonné, dans une de ses habituelles vidéos de propagande diffusées sur les sites de partage comme YouTube : il en sait plus que tout le monde et brode sa version des faits. La conclusion de son “analyse” est qu’assurément on n’est pas ici devant une violence banale, à ceci près qu’elle conduit à l’irréparable décès d’un père de famille, mais au début d’une seconde affaire du «gang des barbares», ou plutôt une affaire inversée (des Juifs sont les barbares) et même plus grave car Ilan Halimi… aurait eu une agonie plus douce ! Le pseudo-critique de la compétition victimaire instrumentalise les morts de Saïd et d’Ilan, avec une indécence accrue du fait qu’il reproche aux autres ses propres tares, comme pour les dissimuler. Son but ? Inciter à la haine raciale : parler de sa théorie de la «haine du goy», faire de Youssouf Fofana une victime du «deux poids deux mesures», désigner à la vindicte populaire ces «rats» auxquels, sous la pression du «lobby juif», on a déjà «pardonné» (ben tiens !), et désigner en même temps, histoire aussi de rappeler l’«effet Dieudonné» de Julien Dray, quelques personnalités juives qui n’ont rien à voir dans l’affaire… Et pourquoi pas le grand rabbin de France en personne ? L’occasion est trop belle.
      Gilles Bernheim est présenté dans deux ou trois vidéos dieudonnesques comme un de ces grands racistes qui voient le racisme d’abord chez les autres. Dieudonné se décrit lui-même en décrivant le rabbin ? Il se sent mieux grâce à un tel transfert ? Mais non, c’est stupide ! répondrait-il en brandissant son petit extrait de la dépêche de l’AFP, la preuve est là : ce satané sioniste interprète le judaïsme à sa manière, il est en fait le représentant d’une religion de mort, il «laisse entendre» que c’est le vigile qui a commencé à proférer des insultes antisémites et, cela va sans dire, il le fait à dessein comme tous les sionistes qui ont des idées vicieuses derrière la tête, il insinue dans l’esprit des gens le sentiment absurde que les Juifs sont toujours des victimes, il prépare ainsi l’opinion publique à accepter le crime quand il vient des Juifs ! Mais que déclare Bernheim exactement, en dehors des condoléances adressées à la famille ? «En tout état de cause, des insultes ne peuvent pas justifier des violences physiques et, encore moins, la mort d’un homme. La violence est insupportable. Elle l’est encore plus si elle instrumentalise et dévoie le noble combat contre le racisme et l’antisémitisme». Autrement dit : qu’il y eût insulte ou pas, de toute manière on ne peut pas prétexter une insulte quand on déchaîne une telle violence physique ; utiliser et dénaturer le combat antiraciste aggrave la violence. Il faut croire que le paranoïaque Dieudonné déteste (ou jalouse ?) ce discours.

(24)  Alors que le préfet romain Ponce Pilate est, pour les historiens contemporains qui majoritairement admettent l’historicité de Jésus de Nazareth, le principal responsable de la mort de Jésus, l’antijudaïsme chrétien du Moyen Âge accuse non seulement les juifs qui formaient l’autorité religieuse à cette lointaine époque, mais aussi tous les juifs qui vécurent depuis, supposés coupables de pratiquer une religion dépassée qui nie le Christ (c’est-à-dire qui refuse de reconnaître Jésus comme le sauveur annoncé par les prophètes) et hait les chrétiens. Considérés comme les assassins du Christ, les juifs sont retranchés de l’humanité sauvée : les persécutions antijuives peuvent ainsi être justifiées. Jusqu’à l’époque contemporaine, beaucoup d’antisémites ont conservé cette horrible accusation : les Juifs forment selon eux le peuple déicide qui continue à martyriser et à pervertir l’humanité saine. Un amalgame Juifs/sionistes permet à Dieudonné de s’en faire l’écho. Nous constatons que l’humoriste trouve facilement des points communs entre lui-même, Mahmoud Ahmadinejad et Jésus-Christ ! Il voudrait nous convaincre qu’ils ont tous les trois un noble projet pour l’humanité, aiment tous les trois la liberté et la vérité d’un amour plus fort que les coups et les humiliations, et sont tous les trois diabolisés et «éradiqués» par «les mêmes individus», bien que cette éradication soit d’abord «médiatique» pour Dieudonné et Ahmadinejad. À quel point le religieux fantaisiste prolonge-t-il la comparaison, l’analogie avec Jésus-Christ ? Est-il sérieux ou le fait-il pour les besoins de sa propagande ?

(25)  Dans un message vocal qui aurait été enregistré en 2003 sur le répondeur de son ancien manager Dieter Wiesner, Michael Jackson déclarait : «They suck, they’re like leeches. I’m so tired of it. They start out the most popular person in the world, make a lot of money, big house, cars and everything. End up with penniless. It is a conspiracy. The Jews do it on purpose.» («Ils sucent comme des sangsues. J’en ai vraiment assez. Ils prennent d’abord la personne la plus populaire du monde, obtiennent beaucoup d’argent, une grande maison, des voitures, etc. Elle finit sans le sou. C’est une conspiration. Les Juifs le font intentionnellement.») C’est en 2005 que ces propos furent révélés et firent scandale. Le «lobby sioniste américain» n’est mentionné nulle part. Dieudonné commet-il une nouvelle fois l’amalgame Juifs/sionistes ou est-il très mal renseigné ? La première option est la plus probable. Il semble accorder un réel crédit à ce délire passager du chanteur, en tout cas il manifeste à nouveau son goût pour les théories du complot.

(26)  Il s’agit d’un extrait du sketch dit du «colon israélien facho». Dieudonné portait un treillis militaire, une cagoule, ainsi qu’un chapeau à papillotes imitant la coiffure d’un juif orthodoxe. Le sketch se termine par un salut bras tendu durant lequel Dieudonné prononce un mot dont la dernière syllabe est quasi-inaudible («Isra-heil» ou «Israël», mais en aucun cas «Heil Israël»).

 

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Publié dans : Non classé |le 14 septembre, 2010 |11 Commentaires »

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11 Commentaires Commenter.

  1. le 4 novembre, 2010 à 15:16 Cécile écrit:

    http://www.youtube.com/watch?v=I3sJaJMdoPs

    A quoi bon argumenter en fait…

  2. le 22 mai, 2011 à 17:03 Zaddigg écrit:

    Gros boulot. Beau boulot.
    Hélas probablement en vain, puisque les appétits qui portent l’arrière-ban fasciné à applaudir pneumatiquement à chacune des sorties de Mbala Mbala n’ont que que faire de l’argumentaire raisonné. Ils sont guidés par le besoin de stigmate. Haïr une communauté et lui prêter une puissance tentaculaire sur le monde en direction de laquelle on pourra vider toute frustration et angoisse mortelle est une nécessité qui ne s’embarrasse pas de justesse, de justice ou de réalité.

    Tu combats ici des spectres, et tout l’épée de ta raison ne trouvera jamais résistance suffisante pour pénétrer. Tu ne feras que les ‘traverser’, et ils ne sentiront rien.

    C’est un combat perdu, qui ne se réglera qu’à l’arme à feu le jour où le passage à l’acte sera consommé.

  3. le 25 janvier, 2013 à 20:04 topaze écrit:

    Bonjour,

    (ouch, à lire le commentaire juste au dessus je ne sais pas qui attise le plus la haine, enfin bref des dingues il y en a partout)

    Je viens de tomber sur votre blog et je le trouve vraiment intéressant au vu du travail fourni mais assez long à digérer. J’espère prendre le temps de lire en détail un jour car il est rare de voir de réelles argumentations (même si c’est unilatéral) sur ce sujet passionnant que nous fournit Dieudonné dont j’apprécie le personnage pour les questions qu’il suscite.
    Vous énumérez bon nombre de citations dans lesquelles l’auteur des dires critique la politique de certains pays, le sionisme ou exprime son point de vue sur la liberté d’expression etc. (je ne l’ai pas toutes lues peut être qu’il s’agit d’une minorité mais ce n’est pas l’impression que ça me donne). En quoi cela est-il choquant ? Pour la plupart il s’agit de points de vus avec lesquels on peut ou pas être d’accord et discuter dessus au même titre que l’extrême droite ou l’ingérence des États-Unis dans de nombreux conflits en Orient, la liberté d’expression, la condition des humoristes etc. Une autre grosse partie des citations concerne des extraits de spectacle. Je vous rappelle qu’il s’agit de son métier, s’il fait rire les gens dans la salle le contrat est rempli. Les gens paient pour le voir réaliser une prestation après on adhère ou pas à cet humour et aux sujets évoqués, c’est une autre question. Au même titre que l’on peut rire des handicapés (cf Timsit qui a été condamné à mes yeux injustement). Bien sûr ce stratagème qui consiste à tout citer dès qu’un mot précis apparaît vous permet d’écrire un article qui semble relativement long et donne de la crédibilité à votre propos. Il aurait été plus pertinent de ne relevez que des citations qui relève pour le coup de l’antisémitisme et qui pour le coup sont inexcusables vous auriez gagné en clarté et en concision car de nombreux passages ne portent pas à préjudice mais noyés dans la masse d’informations donne une fausse crédibilité à celui qui ne sait pas prendre de recul. Certaines peuvent évidemment porter à critique mais attention à ne pas les sortir du contexte (je pense notamment à celles issues de micro-sketchs sur internet) où issues d’interviews dans laquelle les propos précédents sont évincés ce qui nuit à la compréhension.
    Seconde remarque je suis vraiment étonné par la masse d’information que vous avez produite. Je suis surpris que vous ayez réussi à voir tous ses spectacles/vidéos jusqu’aux bonus des dvd « vidéo bonus du DVD du spectacle J’ai fait l’con », lu tous les articles qui parlent de lui, assisté à tous ses spectacles (« dans d’innombrables interviews et représentations de ses spectacles, Dieudonné [...], « la plupart du temps sérieux et tenu hors d’une salle de spectacle [...]« ). Comment un blog qui semble naître d’une opinion personnelle de vouloir partager un point de vu peut amener quelqu’un à en faire autant. Soit ce travail est un condensé d’articles traitant de Dieudonné et vous reprenez des sources citées en les prenant pour argent comptant. Dans ce cas très bien mais c’est bien de le savoir car la façon dont on le lit donne l’impression que vous avez tout relevé vous même ce qui n’est pas le cas. Soit vous êtes un très bon journaliste d’investigation auquel cas bravo.

    J’essaierai de le lire en entier parce que là je n’ai pas le temps. En tout cas chapeau pour votre travail même si vous ne m’avez pas convaincu ça a le mérite d’être fait sérieusement. Une démonstration plus concise avec moins d’aprioris et de jugements de valeur personnels je pense notamment aux nombreuses phrases en parallèles aurait été plus efficace quitte à être moins exhaustif.

  4. le 26 janvier, 2013 à 5:22 Jean Koong écrit:

    topaze :
    Je m’étonne que vous pensiez que mon argumentation est unilatérale et que vous ne soyez pas convaincu de l’antisémitisme de Dieudonné. L’ex-humoriste est un antisémite, ce n’est pas mon opinion, c’est un fait, c’est une vérité sociologique en quelque sorte. Il n’y a aucune argumentation valable en faveur de la proposition « Dieudonné n’est pas antisémite », mais seulement des argumentations de mauvaise foi dissimulant la preuve. Comme je l’ai expliqué en introduction, les citations que je donne ne sont pas toutes choquantes, et ne sont pas toutes en soi et isolément antisémites. Mais l’ensemble ne laisse aucun doute. Au milieu de mensonges et d’injures en surnombre, Dieudonné s’en prend obsessionnellement au nationalisme juif, à l’Etat juif, à la religion juive, à l’histoire des Juifs, aux associations juives et aux Juifs eux-mêmes, jusqu’à inciter à une haine qui ne se manifesterait plus dans le verbe, mais dans les actes. Cela s’appelle proprement antisémitisme. Personne de sensé ne dit ce que Dieudonné dit. Il ne tient même pas le langage d’un antisioniste « gauchiste » un peu douteux, mais bel et bien le langage répugnant des pires marginaux (souvent d’extrême droite) de notre époque, reprenant les plus sombres pamphlets antijuifs de ces derniers siècles en les complétant, pour tenter de faire passer la douloureuse pilule, des slogans d’un pseudo-combat pour les droits des groupes sociaux ou ethniques et la liberté d’expression.
    J’ai patiemment écouté Dieudonné chaque fois que j’ai pu, j’ai vérifié et compilé toutes ces citations, que l’on retrouve aussi dans de très nombreuses analyses sur la toile et les livres spécialisés, et mes longues notes à la fin, indispensables pour saisir certains points de la propagande antijuive, sont de moi, mais toutes corroborées par des sources sérieuses.

  5. le 18 février, 2013 à 11:03 topaze écrit:

    Je m’étonne que mon dernier commentaire (en réponse au votre) ai été supprimé…

  6. le 18 février, 2013 à 19:34 Jean Koong écrit:

    Vous ne devriez pas être étonné de la suppression de votre dernier commentaire, topaze. J’ai déjà donné les règles. Vous pouvez critiquer mon travail, ou bien m’aider ou m’encourager, dans tous ces cas-là vous serez bienvenu. Mais vous avez franchi une limite. Je répète que Dieudonné est un professionnel de l’antisémitisme et que cela est un fait sur-étayé, indubitable, et non une opinion. Tout le monde le sait et Dieudonné aussi, mais le clan dieudomaniaque passe son temps à faire croire le contraire en niant la réalité, ce qui sera d’ailleurs encore plus développé bientôt, car c’est un phénomène à étudier, à dénoncer, et non à laisser s’exprimer sans barrière sur ce blog précisément (hors de ce blog, c’est autre chose, il y a la liberté d’expression). Aucun sociologue bien informé ne lance de débat pour savoir si oui ou non l’ex-humoriste est antisémite, le oui est acquis car les faits parlent d’eux-mêmes, donc notamment sans qu’il y ait pression ou chantage d’une quelconque association (car cela pourrait exister et les dieudomaniaques jouent là-dessus). On ne lance pas de débat pour savoir si Alfred Hitchcock était un réalisateur, et c’est de la lucidité et de l’honnêteté intellectuelle. Vous voulez participer à un débat que maintenant vous savez être imaginaire. Je refuse, car ce serait aussi participer à une propagande clairement haineuse. Vous n’êtes peut-être pas vous-même propagandiste, il y a encore quelques chances que vous soyez un « idiot utile », malgré vous (et dans ce cas réagissez vite), mais cela ne change rien à cette décision.
    Comprenons-nous bien, topaze. Même mon présent commentaire peut être critiqué et vous le critiquez sans ménager vos efforts d’ailleurs, et je vous lis avec attention. Il ne saurait en effet constituer le dernier mot genre « j’ai raison et c’est tout ». En quelque sorte, vous m’aidez, oui. Mais qu’attendez-vous ? Que je critique à mon tour votre critique (et il y a de quoi) ? Et qu’on débatte de l’antisémitisme de Dieudonné ? Je le répète avec d’autres mots pour la dernière fois : j’ai trop de respect pour le débat, donc je le pratique mais je ne le pervertis pas et ne le ridiculise pas. On débat quand il y a problème ou désaccord. Mais quand c’est blanc, on ne débat pas pour savoir si c’est noir. On dit : c’est blanc, et si l’autre dit : c’est noir, on le prend pour un fou, on le laisse tranquille, ou on lui demande de se reposer. Tant pis pour vous si vous êtes daltonien. Vous connaissez les conseillers du multi-condamné Dieudonné ? Bientôt vous me raconterez que tel intégriste ou que tel (néo)nazi connu pour son antisémitisme virulent maintes fois affiché n’est pas forcément antisémite, par exemple parce que ce n’est pas écrit sur sa fiche de paye ? Un peu de sérieux.

  7. le 25 février, 2013 à 10:54 topaze écrit:

    Je regrette de ne pas avoir de réponse de votre part. Cela me laisse perplexe

  8. le 25 février, 2013 à 15:54 Jean Koong écrit:

    Il y a une réponse, perplexe topaze, mais je l’ai simplement ajoutée à mon dernier commentaire, dernier paragraphe. Parce que là on est en train de cumuler les commentaires qui ne passent pas le filtre de ce blog, et cumuler mes justifications redondantes (mais ce n’est pas ma faute).
    Je complète néanmoins, sans redondance cette fois-ci.
    Dans votre dernier com supprimé, vous prétendez vous positionner en scientifique, préférer lire une courte démonstration irréfutable plutôt que mon argumentation. Sauf que vous divaguez. Si vous ne connaissez rien aux manifestations modernes de l’antisémitisme, si vous ne connaissez rien à la sociologie et à sa méthode, ou si peu, alors vous ne connaissez rien à la science. La démonstration est bel et bien faite, mais, on ne sait pourquoi, vous en imaginez une d’un autre genre. Trente sociologues prendraient la parole pour vous assurer que Dieudonné est abonné à l’antisémitisme, vous les prendriez encore de haut en leur donnant des leçons. Toute proposition scientifique étant fondée sur des axiomes indémontrables, alors rien n’est prouvé en ce bas monde, ni que le Japon existe, ni que 2 et 2 font 4 ; mais est-ce bien raisonnable d’aller chercher si loin ? Tout le monde constate ce que Dieudonné dit et fait, c’est un propagandiste judéophobe passé à l’extrême droite, dénoncé même par les plus douteux des antisionistes (CAPJPO et surtout Indigènes de la République). Et vous, topaze, vous jouez à celui qui ne voit pas juste par rébellion contre ce qui est ? Chercher à savoir si, oui ou non, certains propos de Houria Bouteldja, par exemple, sont des constructions mentales bancales relevant soudain du racisme ou de l’antisémitisme, ça, c’est intéressant et compliqué. Là doivent entrer en compte plein de facteurs, là il peut y avoir division et débat, là toutes les armes épistémologiques et méthodiques sont bienvenues : doute, remise en question, analyse pointilleuse, usage organisé des facultés cognitives… Mais affirmer que Dieudonné est antisémite après avoir constaté des faits innombrables, après avoir pesé le sens (et le non-sens) des mots et ressenti la perversité et la haine qui motivent les mensonges et les injures, cela est juste, cela respecte les vues des héritiers de la Renaissance et des Lumières. Vous voulez faire passer cela pour de l’obscurantisme grâce à une comparaison avec l’Inquisition et le géocentrisme… C’est du délire, vous refaites l’histoire des idées à votre convenance. En revanche, qu’un dieudomaniaque cherche à faire douter des gens fragiles et peu instruits potentiellement perméables aux slogans prétendument anti-système et aux préjugés antijuifs, alors ça, vous ne le comprenez pas ; c’est pourtant un aspect du véritable obscurantisme, à l’oeuvre chaque jour sur de nombreux forums populaires et sites de partage de vidéos, où la science fait place aux dogmes, aux tricheries, aux calomnies. Curieuse inversion des rôles chez vous ! Je ne vais pas, juste pour vous, perdre mon temps à vous expliquer l’évidence. Vous avez d’ailleurs un sens de l’évidence ou au contraire du réfutable qui est très sélectif, vos préoccupations semblent très orientées. Ce n’est pas pour ça que votre commentaire disparaît, c’est parce que vous faites de la détestation des Juifs une opinion dont on discute, puisque vous prétendez en somme que la haine n’est pas patente, donc que la raison est bien présente, dans le fait, par exemple, d’accuser des Juifs de commettre en tout temps des crimes contre l’humanité ! Non-sens répugnant et dangereux, sauf pour vous ? Je parle avec le sens commun et avec responsabilité, je peux le dire facilement et sans prétention. J’ai mieux à faire, à agir contre l’intolérance et le mensonge, plutôt que rester à me demander si j’ai bien entendu ce que j’ai entendu dix fois. Les haineux, eux, ne se remettent pas en question : ils foncent brutalement en ne prenant du temps que pour élaborer des stratégies de propagande.
    N’essayez plus de corrompre ce blog. Vous n’avez pas les bons réflexes du scepticisme scientifique, vous mimez juste un adroit propagandiste, qui vous a bien eu, on dirait. Remettez-vous, vous comme moi, en question quand il le faut, topaze, ne soyez pas aboulique devant l’urgence. Et revenez commenter après, s’il vous plaît.
    Je précise, topaze, que cette dernière phrase, « revenez commenter après », n’est pas, une fois remise dans son contexte, une invitation, mais marque bien l’interruption de notre dialogue, au moins tant que vous allez aussi mal et que vous blessez des gens (que vous vous en rendiez compte ou pas). Si vous n’avez fait que l’INSA, vous n’êtes pas qualifié pour répondre à trente professionnels des sciences humaines et sociales, mais je suis sûr que vous pouvez comprendre le sens de mes dernières phrases. Vous êtes un habitué et un acceptant du discours antisémite virulent. Ne me faites pas dire que c’est ce que vous avez écrit mot pour mot, simplement je ne vais pas perdre mon temps à détailler l’analyse, il suffit de voir votre mollesse devant ce type de discours abject et dangereux : en taisant votre réaction malgré mes incitations à l’exprimer, vous montrez qu’elle n’est pas conforme à celle de monsieur tout-le-monde et que vous avez plutôt envie de défendre ce discours. Selon vous, on n’a pas compris la critique politique du brave humoriste, mais qu’une journaliste néglige (malheureusement pour vous elle ne s’est pas trompée mais passons) un signe typographique dans le programme du FN et là tout s’éclaire ? Donc Dieudonné raconte les pires âneries sur une communauté, transformant mille points en virgules, amalgamant à n’en plus finir, et vous soupçonnez qu’on n’a pas réuni toutes les conditions pour faire ce constat ; mais chez un journaliste, un point qui deviendrait une virgule, calomniant du coup Marine Le Pen et ses proches, c’est scandaleux, vous n’en doutez pas… Vous me prenez pour qui ? Au choix, vous êtes un propagandiste d’une patience que je n’ai encore jamais rencontrée, entouré de sectaires prêts à tout sauf à trop feindre ou mentir au premier degré par peur de se renier, ou bien vous êtes le plus idiot des idiots utiles. Je suis même persuadé que ces mots, qui à d’autres paraîtraient méchants, ne vous heurtent pas dans le sens normal du terme. Là maintenant, je ne veux plus vous écouter ni vous convaincre de quoi que ce soit, vous représentez une part infime de la population et, à ce niveau d’anormalité, c’est l’affaire du psychiatre. N’importe qui ferait comme moi dans la même situation et, sans paradoxe, le ferait au nom de la tolérance : apprécier une communauté, se cultiver à son contact, c’est nettement mieux que d’échanger (si tant est qu’il puisse y avoir échange) avec les quelques marginaux extrémistes qui l’abominent. Ma réponse à vos longs commentaires doit être exposée ici, qu’un lecteur la goûte dans toute sa violence apparente, car elle n’est pas passionnée mais réaliste et responsable. Je vous l’avais dit : quand on dit noir quand c’est blanc… Au revoir, topaze, au revoir aussi à tous ceux qui oseront prendre votre défense en même temps que celle de la haine et du mensonge, au lieu de vous aider à mieux vivre en société.

  9. le 3 novembre, 2013 à 11:00 André écrit:

    Bonjour M. Koong,

    Concernant les premières affirmations de Dieudonné concernant le CNC, avez-vous des information là-dessus ? A t-il réellement reçu ce genre de réponse, ce genre de courrier qu’il nous dit avoir reçu ?

    Car évidemment on ne peut pas en rester à ce que dit Dieudonné et comme il nous avoue que tout a commencé par ça, je pense qu’il serait intéressant au plus haut point de savoir vraiment ce qu’il s’est passé.

    Parce que Dieudonné dit beaucoup de mensonges enrobés de quelques vérités. Par exemple la traite aux Antilles. Oui il y a eu des armateurs négriers juifs mais lorsqu’il dit qu’ils représentaient 90% des armateurs c’est un grossier mensonge très facile à démonter: il suffit de consulter les listes d’armateurs négriers de Nantes, Bordeaux ou La Rochelle pour se rendre compte que c’est précisément l’inverse. Plus nombreux aux Amériques, ils n’en étaient pas moins là aussi très minoritaires par rapport aux chrétiens.

  10. le 3 novembre, 2013 à 14:01 Jean Koong écrit:

    André, tout ce que je sais sur cette histoire du CNC, après consultation de ceux qui ont enquêté, je l’ai placé dans la note 13. Dieudonné a vraisemblablement essuyé un refus du CNC, mais un refus non motivé (il dit le contraire mais ne peut pas le prouver, c’est souvent comme ça avec lui). Il n’a pas cherché à réclamer ensuite quoi que ce soit, mais il s’est empêtré dans ses histoires folles de lobby sioniste, de directeur juif, de films prétendument innombrables sur la Shoah… et finalement de « Shoah-business », comme disent les négationnistes. Quand Dieudonné raconte ses échanges avec ce qu’il appelle les « autorités » du CNC, je ne crois pas qu’il travestisse volontairement les faits, il a mal vécu l’événement et son esprit tourmenté a fabriqué les intentions diaboliques de ses juges jusqu’à ce que la limite entre ce qu’ils ont dit et ce qu’il fantasme s’estompe. Est-ce que le refus du CNC est le point de départ de la révolte paranoïaque de Dieudonné ? Déjà, plus que ne l’est, d’après les fables dieudomaniaques, la controverse sur le sketch chez Fogiel ; cependant le CNC est innocent, il faut bien comprendre que le fragile et disposé Dieudonné a été aiguillé vers l’interprétation conspirationniste et antisémite du refus du CNC par ses premiers contacts dans la nébuleuse rouge-brune.
    Bien entendu, quelques juifs ont joué un rôle marginal dans le commerce triangulaire. Etre noir, être blanc, être juif, chrétien, musulman, bouddhiste… ça n’empêche pas de commettre ou de se rendre complice d’actes qui seront jugés honteux. Dieudonné raconte n’importe quoi sur la traite, mais à la suite de nombreux discours non historiques et aberrants avant lui, qui n’hésitent parfois pas à suggérer que c’est une essence juive mauvaise qui corrompt l’humanité. En outre, à l’époque de la traite, la communauté juive, assez largement détestée et discriminée, n’est pas à égalité à côté des autres. Un juif ne s’enrichit pas en devenant banquier. Un armateur juif n’est pas un organisateur et un bénéficiaire de la traite. Ou alors le juif en question cache son origine, ou doit bénéficier d’une protection rare accordée par un homme puissant. Il faut remettre les choses dans leur contexte. Je ne suis pas historien, je ne peux pas détailler et appuyer tout ça, mais il est certain que le délire antisémite sera toujours plus faux que mes petites connaissances en histoire, qui elles au moins ont quelque chose à voir avec ce qui résulte de l’étude et de la méthode des historiens.

  11. le 3 novembre, 2013 à 17:41 André écrit:

    Merci pour votre réponse et votre intuition est très juste.

    Des juifs sont devenu banquiers seulement après avoir effectivement été autorisé et même souvent obligé à être usuriers pendant plusieurs siècles…

    Et les quelques armateurs juifs de Bordeaux en plus d’être marranes (espagnoles et portugais d’origine et officieusement chrétiens) bénéficiaient aussi de dérogations ou de protections au point qu’au moins deux d’entre-eux furent plus tard anoblis.

    De plus Dieudonné amalgame commerce négrier et planteur. Les juifs aux Antilles étaient essentiellement planteurs et producteurs de canne à sucre et utilisaient des esclaves comme les autres. Ça n’excuse rien mais dire que les juifs ont eu le monopole de la traite et en sont les organisateurs est un grossier et dangereux mensonge.

    Pourquoi tait-il soigneusement la plus longue et la plus importante traite noire de l’Histoire, celle organisée par les arabo-musulmans ? Facile à deviner…d’autant qu’elle ne semble toujours pas terminée dans certaines parties d’Afrique de l’Est.

    je crois que cet homme est intellectuellement un ignorant et surtout un feignant qui ne s’embête pas de lectures croisées souvent fastidieuses pour avoir une idée honnête d’une situation. Il a choisi la voie la plus courte et elle est celle, habituelle, qui accuse les juifs de tous les maux, jusqu’au délire.

    Comme disait l’autre : « les juifs rendent fous »…

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